Le phytoplancton ou plancton végétal.

Le phytoplancton ou plancton végétal

Le phytoplancton est l’ensemble des micro‑organismes photosynthétiques qui vivent en suspension dans les milieux marins et dulçaquicoles. C’est un concept écologique, pas un groupe taxonomique unique : il rassemble des protistes, des micro‑algues et des cyanobactéries. Il constitue la base de la chaîne alimentaire aquatique et produit environ la moitié de l’oxygène de la planète.

Définition scientifique

Le phytoplancton est le plancton autotrophe : il capte l’énergie solaire grâce à la photosynthèse et utilise le CO₂ pour produire de la matière organique. Il vit dans la zone euphotique (surface éclairée), généralement les 200 à 300 premiers mètres de l’océan.

Composition (groupes principaux)

Le phytoplancton comprend plusieurs lignées évolutives indépendantes :

  • Diatomées (Bacillariophyta) — micro‑algues à frustule de silice
  • Dinoflagellés (Dinophyta) — souvent mobiles, parfois bioluminescents
  • Coccolithophoridés (Haptophyta) — micro‑algues calcifiées
  • Algues vertes (Chlorophyta) — surtout en eaux côtières et estuaires
  • Cryptophytes, Chrysophytes, Eustigmatophytes — groupes divers de micro‑algues
  • Cyanobactéries — procaryotes photosynthétiques (ex. Prochlorococcus, Synechococcus)

Rôle écologique majeur

  • Base des réseaux trophiques : nourrit zooplancton, poissons, invertébrés, baleines
  • Production primaire : ~50 % de la photosynthèse mondiale
  • Production d’oxygène : ~50 % de l’oxygène atmosphérique
  • Cycle du carbone : capture du CO₂ atmosphérique, export vers les profondeurs (pompe biologique)
  • Régulation du climat : influence sur le CO₂ et la productivité océanique

Résumé essentiel

  • Le phytoplancton = micro‑organismes photosynthétiques (protistes + micro‑algues + cyanobactéries).
  • Il vit dans la zone éclairée des océans et des lacs.
  • Il produit la moitié de l’oxygène de la planète.
  • Il est la base de la chaîne alimentaire aquatique.
  • Il joue un rôle central dans le cycle du carbone et le climat global.

Le phytoplancton ou plancton végétal est capable de synthétiser sa propre substance en utilisant l’énergie lumineuse captée par ses pigments (photosynthèse). Il forme ainsi de la substance organique à partir d’éléments minéraux et sert de nourriture aux organismes animaux incapable de cette synthèse.

Les radiations lumineuses étant fortement absorbées par l’eau la couche marine suffisamment éclairée pour permettre une photosynthèse active se réduit, en épaisseur, à quelques dizaines de mètres. Les algues fixées sur le fond (algues benthiques)1 qui, comme le phytoplancton, synthétisent de la matière organique, sont donc limitées à une frange le long des mers et des océans tandis que les algues planctoniques occupent la zone superficielle des eaux sur toute l’étendue des espaces marins. Le phytoplancton constitue par conséquent la base principale de la production des mers en matière organique et son rôle est fondamental dans l’économie marine.

Assez curieusement le plancton végétal est constitué d’organismes microscopiques, cellules ou agrégats de cellules. Alors que sur le fond se développent des plantes dépassant plusieurs décimètres ou plusieurs mètres, seules prospèrent en pleine eau des algues unicellulaires. Une exception existe cependant, celle des Sargasses (La sargasse est une algue brune du genre Sargassum, appartenant à la famille des Sargassaceae et à l’ordre des Fucales. Ce sont des macroalgues (algues de grande taille), souvent flottantes, très abondantes dans l’Atlantique tropical et subtropical.), algues brunes longueur de 10 40 cm, porteuses de petits flotteurs sphérique, qui abondent dans une zone de l’Atlantique central, située entre 20° et 35°C de latitude Nord, connue sous le nom de mer des Sargasses. Parmi les algues du phytoplancton deux groupes dominent nettement, les Diatomées2 et les péridiniens3.

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Fig. 1. – Phytoplancton, Diatomées : a, Structure d’une diatomée ; b, Division d’une diatomée ; c, Diatomée pennée ; d, Thalassiothrix frauenfeldii, x 200 ; e, Nitzschia seriata, x 250 ; f, Asterionelle japonica, x 200 ; g, Sceletonema, x 100 ; h, Rhizosolente calcar-avis, x 100 ; i, Bacteriastrum, x 100 ; j. Chatoceros lorenzianus, x 150 ; k, Dactyliosolen, x 100 ; l, Biddulphia, x 150.

I Les diatomées planctoniques

Algues unicellulaires, souvent coloniales, les Diatomées2 sont protégées par une petite coque imprégnée de silice, la frustule6, dont les deux parties ou valves s’emboîtes l’une dans l’autre (Fig. 1 a, b,).

Elles se partagent en deux grands groupes, les pennées4 et les Centrique5. Dans les premières la frustule6 est plus ou moins allongée suivant un axe parallèle au plan de séparation des valves (Fig. 1 c,). Dans les secondes au contraire les frustules6 sont circulaires ou, si elles s’allongent, c’est suivant un axe perpendiculaire au plan de séparation. Les pennées4 vivent surtout sur le fond ; quelques espèces cependant sont planctoniques et peuvent être abondantes : il en est ainsi de Thalassiothrix frauenfeldii7 (Fig. 1 d,) dont les frustules6, en longs bâtonnets, s’attachent par leurs extrémités pour former des lignes brisées ou des lignes rayonnantes. Cette dernière disposition se retrouve dans Asterionelle japonica8 (Fig. 1 f,) où les extrémités en contact sont fortement renflées. Dans les Nitzschia seriata9 (Fig. 1 e,) les cellules s’accolent bout à bout et forment des filaments.

Les frustules6 de Sceletonema costatum10 (Fig. 1 g,), réunies par des filaments siliceux, forment de petites guirlandes. Lorsque l’axe s’allonge apparaissent de nouvelles plaques siliceuses en anneau (Dactyliosolen11 Fig. 1 k) ou en écailles (Rhizolenia12). Ce dernier genre est un des plus importants parmi les diatomées2 planctoniques et possède plusieurs espèces très communes dont, par exemple, Rhizosolenia calcar-avis13 (Fig. 1 h,). Tout différents sont les Biddulphia14 (Fig. 1 l,) : leurs valves portent non seulement de grosses cornes mais des soies. Leur forme annonce celle des Chaetoceros15 dont les valves, elliptiques en section, présentent chacune deux longues soies. Si le Chaetoceros peruvianus16 a des cellules solitaires, la plupart des nombreuses espèces que compte le genre ont leurs cellules associées en chaîne de plusieurs individus : citons Chaetoceros lorenzianus17 (Fig. 1 j,). Enfin dans les Bacteriastrum18 (Fig. 1 i,) la section des cellules est circulaire, les soies sont nombreuses et l’association des individus en petites colonies est de règle.

II Les Péridiniens3 planctoniques

Les Péridiniens3 appartiennent au vaste groupe des flagellés48, c’est-à-dire que leurs cellules portent de petits fouets, les flagelles. Ceux-ci, au nombre de deux, sont dissemblables, l’un ondulant longitudinalement vers l’arrière, l’autre ceinturant la cellule (Fig. 2 c). Au niveau de ces flagelles des sillons marquent la paroi du Péridinien3, souvent revêtue d’une thèque.

Dans les formes primitives, comme Prorocentrum19 et Exuviella20 (Fig. 2 a, b,), les deux flagelles, encore peu différents, s’insèrent à l’extrémité de la cellule dont la thèque montre une forte dent à cet endroit. Mais l’insertion est le plus souvent latérale. Dans Dinophysis21 (Fig. 2 f,) les sillons correspondant aux flagelles sont très marqués, le bord de la coque faisant saillie en lamelle. Le flagelle transversal bat ainsi dans une profonde gouttière bordée de deux collerettes. Dans les espèces voisines des Dinophysis21 se rencontrent des formes curieuses comme les Triposolenia22 (Fig. 2 h,) et les Ornithocercus23 (Fig. 2 e,).

De lignes plus sobres et beaucoup plus petits les Gymnodinium24 sont nus, sans thèque de protection ; les espèces en sont très nombreuses et certaines possèdent le pouvoir de sécréter des toxines : une culture de Gymnodinium veneficum24 tue en quelques secondes le poisson que l’on y introduit. Très nombreuses également sont les espèces de Peridinium25 (Fig. 2 g,) dont la distinction repose sur la forme des plaques qui composent leur thèque.

Les Gonyaulax26 (Fig. 2 d,) très voisins, possèdent des espèces luminescentes. Enfin dans le vaste genre Ceratium, de grande taille, la coque porte des cornes. Certaines espèces sont très fréquentes dans le plancton (Fig. i, à o). Mais dans les Peridiniens3 nous trouvons également des formes dont le pigment des chromatophores27 et parfois les chromatophores27 eux-mêmes disparaissent ; la nutrition ne s’opère plus par photosynthèse comme dans les plantes mais par absorption de petites proies. Nous avons là une transition entre les végétaux et les animaux. Un des cas extrêmes est celui de la Noctiluque29 (Noctiluca miliaris28 Fig. 2 p,), péridien3 très déformé ne présentant plus qu’un flagelle mais possédant un tentacule et qui, complètement dépourvu de pigment, a une nutrition purement animale. Les Noctiluques29, visibles à l’œil nu, puisqu’elles atteignent d’un demi à un millimètre de diamètre, sont bien connues pour leur capacité d’émettre de la lumière bleu-vert. Mais elles ne sont pas les seules responsables de la luminescence de la mer qui peut être due aussi, entre autres, à des Peridiniens3 plus banaux.

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Fig. 2 – Phytoplancton, Péridiniens : a, Exuviella marina, x 250 ; b, Prorocentrum micans, profil et face, x 200 ; c, Gymnodinium splendens, x 1000 ; d, Gonyaulax polyedra, x 250 ; e, Ornithocercus magnificus, x 300 ; f, Dinopphysis tripos, x 300 ; g, Peridinium oceanicum, x 150 ; h, Triposolenia bicornis, x 200 ; i, Ceratium candelabrum, x 100 ; j, Ceratium fusus, x 100 ; k, Ceratium furca x 100 ; l, Ceratium pentagonum, x 100 ; m, Ceratium tripos, x 80 ; n, Ceratium massiliense, x 60 ; o, Certium ranipes, x 70 ; p, Noctiluca miliaris, x 200.

III Autres éléments du phytoplancton

En dehors des Diatomées2 et des Péridiens3 se rencontrent encore dans le phytoplancton d’autres organismes. C’est que dans les mers tropicales les Cyanophycées30 ou Algues bleues sont représentées par les Trichodesmium31 filaments de cellules agglomérés en petits faisceaux. Mais la presque totalité des groupes représentés appartiennent comme les Péridiens3 aux Protistes flagellés : coccolithorides33, Silicoflagellés34, Chrysophycées35 xanthophycées36.

L’histoire de la découverte des Coccolithophorides33 est curieuse : de petites plaquettes calcaires furent d’abord décrites dans des roches puis dans des sédiments marins sous le nom de Coccolithes37 ; ce n’est qu’ensuite que l’on s’aperçut que ces Coccolithes37 étaient portés par des cellules flagellées de quelques µ à quelques dizaines de µ, passant à travers les mailles des filets à plancton. Le groupe des Coccolithophorides33 fut ainsi créé pour ces porteurs de Coccolithes37. Ceux-ci possèdent deux flagelles et deux grands chromatophores27 jaune-verdâtre ou brunâtre (Fig. 2 a,). Les coccolithes37 sont de formes très variables, plaquettes rondes ou ovales avec un rebord (Pontosphaera38 Fig. 3 a,), avec une nodosité (Fig. 3 d,) ou avec une véritable épine (Fig. 3 b,). D’autres coccolithes37 sont en massue (Rhabdosphaera39 Fig. 3 e,) ou même en trompette (Discosphaera40 Fig. 3 f,). Dans les Coccolithus41 enfin les coccolithes37 sont formés de deux disques soudés et perforés (Fig. 3 c,). Les Coccolithophorides33 peuvent abonder, surtout dans les eaux chaudes, mais leur étude est rendue difficile par leur petite taille.

Les Silicoflagellés42 se caractérisent par un squelette siliceux très spécial, en losange ou en hexagone ajouré, les angles étant marqués par de fortes protubérances pointues (Fig. 3 h,)

Les Chrysophycées35 sont encore des formes flagellées, à Chrysophycées35 sont encore des formes flagellées, à Chromatophores43 jaunes. C’est à ce groupe qui appartiennent les Prymnesium44 (Fig. 3 j,) qui, dans les eaux saumâtres, deviennent parfois très abondante et toxiques pour les poissons. Dans certaines Chrysophycées35 les cellules perdent leurs flagelles et s’entourent d’une gelée commune : ainsi les colonies gélatineuses de Phaeocystis poucheti45 (Fig. 3 l,), assez grandes pour être visibles à l’œil nu, se développent en masse à certains moments dans les mers froides et colmatent alors rapidement les filets à plancton. De grande taille aussi, mais toute différente par sa structure, Halosphaera viridis46 (Fig. 3 k,) se présente sous forme de sphères vertes, atteignant le demi-millimètre de diamètre. Elle se classe dans les Xanthophycées47.

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Fig. 3 – Phytoplancton : a, coupe optique d’un coccolithophoride, Pontosphaera roscoffensis montrant les deux flagelles, les deux chromatophores et le revêtement de coccolithes, x 1000 ; b, Syracosphaera subsalsa, x 500 ; c, Coccolithus pelagicus, x 500 ; d, Anacanthoica acanthos, x 500 ; e, Rhabdosphaera subopaca, x 500 ; f, Discosphaera thomsoni, x 500 ; g, Dictyocha fibula, x 500 ; h, Dictyocha deflandrei, squelette, x 500 ; k, Halosphaera viridis, x 50 ; l, Phaeocystis poucheti, x 30

    1. Algues benthiques : Les algues benthiques sont des organismes photosynthétiques fixés ou associés au substrat (roches, sédiments, coquilles, végétaux) des milieux aquatiques. Elles vivent dans la zone benthique, c’est‑à‑dire la partie du fond des mers, lacs, rivières ou étangs.
    2. Diatomées : Les diatomées sont des micro‑algues unicellulaires appartenant au groupe des Chromistes, classe des Bacillariophyceae. Elles sont photosynthétiques et possèdent une paroi siliceuse appelée frustule, formée de deux valves imbriquées comme une boîte de Petri.
    3. Péridiniens : Les péridiniens sont des micro‑organismes unicellulaires appartenant au phylum des Dinoflagellata.
    4. Pennées : Les pennées sont des diatomées dont le frustule présente une symétrie bilatérale (gauche/droite). Elles s’opposent aux centrales, qui ont une symétrie radiale (circulaire).
    5. Centrique : Les diatomées centriques sont l’autre grand groupe morphologique des diatomées, et elles sont tout aussi essentielles que les pennées, mais dans des milieux souvent différents. Voici une synthèse scientifique claire, précise et structurée.
    6.  Les frustules se conservent dans les sédiments pendant des millions d’années. Les dépôts de diatomite sont utilisés pour : filtration, abrasifs doux, matériaux isolants, paléolimnologie et paléoclimatologie.
    7. Thalassiothrix frauenfeldii : est une diatomée marine bien décrite dans la littérature scientifique.
    8. Asterionella japonica : Asterionella japonica est une diatomée pennée formant des colonies étoilées, décrite en 1882 par Cleve. C’est une espèce marine à large tolérance écologique (marine, saumâtre, parfois signalée en eau douce), appartenant à la famille Fragilariaceae.
    9. Nitzchia seriata : Pseudo‑nitzschia seriata est une diatomée marine pennée du genre Pseudo‑nitzschia, connue pour son rôle dans les efflorescences toxiques à acide domoïque. C’est une espèce validée (AphiaID 149152) et historiquement décrite sous le nom Nitzschia seriata Cleve, 1883, aujourd’hui synonyme non accepté.
    10. Sceletonema costatum : Sceletonema costatum est une diatomée centrique marine, cosmopolite, très fréquente dans les eaux côtières tempérées et subtropicales. C’est l’une des espèces les plus connues du genre Skeletonema, souvent dominante lors des blooms printaniers et parfois impliquée dans des épisodes de marées rouges.
    11. Dactyliosolen : Dactyliosolen est un genre de diatomées centriques marines, appartenant à la famille Rhizosoleniaceae, décrit par A.F. Castracane en 1886. Le genre est accepté taxonomiquement et comprend une vingtaine d’espèces, majoritairement marines, souvent associées aux zones néritiques riches en nutriments.
    12. Rhizolenia : Rhizosolenia est un genre de diatomées centriques marines, appartenant à la famille Rhizosoleniaceae, bien documenté dans la littérature taxonomique moderne. Les sources convergent sur sa morphologie cylindrique, ses valves unipolaires et la présence d’un processus apical caractéristique.
    13. Rhizolenia calcar-avis : Rhizosolenia est un genre de diatomées centriques marines, appartenant à la famille Rhizosoleniaceae, bien documenté dans la littérature taxonomique moderne. Les sources convergent sur sa morphologie cylindrique, ses valves unipolaires et la présence d’un processus apical caractéristique.
    14. Biddulphia : Biddulphia = genre de diatomées centriques marines, robustes, à valves ornementées et souvent anguleuses.
    15. Chaetoceros : Chaetoceros est un genre de diatomées de la famille des Chaetocerotaceae, d'abord décrit par le naturaliste allemand C. G. Ehrenberg en 1844. Les espèces de ce genre se trouvent principalement dans les habitats marins, mais quelques espèces existent en eau douce. C'est sans doute le genre commun et le plus diversifié des diatomées planctoniques marines avec plus de 200 espèces acceptées. C'est le genre de sa famille.
    16. Chaetoceros peruvianus : Chaetoceros est un genre de diatomées de la famille des Chaetocerotaceae.
    17. Chaetoceros lorenzianus : Chaetoceros lorenzianus est une diatomée marine du genre Chaetoceros, largement documentée dans les bases taxonomiques internationales et bien étudiée en écologie du phytoplancton.
    18. Bacteriastrum : Bacteriastrum est un genre de diatomées marines planctoniques appartenant à la famille des Chaetocerotaceae, proche de Chaetoceros mais morphologiquement distinct par sa symétrie radiale et ses nombreuses soies (setae) creuses disposées en couronne autour de la valve.
    19. Prorocentrum : Prorocentrum est un genre de dinoflagellés marins appartenant à la famille des Prorocentraceae, bien connu pour ses espèces toxiques et pour son rôle dans les efflorescences algales (HAB).
    20. Exuviella : Exuviella est un ancien genre de dinoflagellés aujourd’hui non accepté, entièrement synonymisé avec Prorocentrum selon WoRMS. Deux espèces seulement restent listées comme « enfants directs » dans ITIS, mais WoRMS montre que toutes (sauf une) sont désormais transférées dans Prorocentrum.
    21. Dinophysis : Dinophysis est un genre majeur de dinoflagellés marins, connu pour ses efflorescences toxiques (DSP) et pour sa biologie unique (kleptoplastie, thèque très structurée). Les données récentes confirment sa large distribution, sa morphologie très conservée et son rôle central dans les intoxications diarrhéiques.
    22. Triposolenia : Triposolenia est un genre de dinoflagellés marins de grande taille, appartenant à la famille Amphisoleniaceae, morphologiquement proche d’Amphisolenia mais s’en distinguant par la présence de deux “pattes” postérieures caractéristiques. Les données taxonomiques actuelles (ITIS, WoRMS, Mikrotax) confirment que le genre est valide, avec plusieurs espèces acceptées.
    23. Ornithocercus : Ornithocercus est un genre de dinoflagellés marins planctoniques de la famille Dinophysaceae, remarquable par sa morphologie extrêmement développée (listes, collerettes, voiles) et par sa symbiose obligatoire avec des cyanobactéries. C’est l’un des genres les plus spectaculaires des Dinophysiales.
    24. Gymnodinium veneficum (Karlodinium veneficum) : Karlodinium veneficum est un dinoflagellé marin toxique, mixotrophe, responsable de nombreuses mortalités piscicoles et d’efflorescences nuisibles (Harmful Algal Blooms, HAB). C’est le nom accepté de l’ancienne espèce Gymnodinium veneficum. Les sources récentes confirment sa taxonomie, sa morphologie et sa toxicité.
    25. Peridinium : Peridinium est un genre majeur de dinoflagellés thécés, très étudié en biologie du plancton pour sa morphologie typique, ses plaques cellulosiques et son cycle de vie complexe. Les sources récentes confirment sa taxonomie, sa morphologie et son écologie.
    26. Gonyaulax : Gonyaulax est un genre de dinoflagellés marins thécés, célèbre pour ses marées rouges, sa bioluminescence, et la production de yessotoxines. Les sources récentes confirment sa taxonomie, sa morphologie et son rôle écologique.
    27. Chromatophores : Chromatophores sont des cellules pigmentaires ou réfléchissantes présentes chez de nombreux animaux à sang froid (poissons, amphibiens, reptiles, crustacés, céphalopodes) et même chez certaines bactéries phototrophes. Elles jouent un rôle central dans la coloration, le camouflage, la communication visuelle, et parfois la protection contre les UV. Les chromatophores sont des cellules du tégument contenant des pigments ou des structures réfléchissantes. Elles génèrent la couleur de la peau et des yeux chez les animaux ectothermes, et peuvent changer rapidement d’apparence par migration des pigments ou réorientation de plaques réfléchissantes.
    28. Noctiluca miliaris : Noctiluca miliaris est un nom ancien et non accepté : l’espèce est aujourd’hui reconnue sous le nom Noctiluca scintillans, un dinoflagellé marin spectaculaire, célèbre pour ses marées rouges et sa bioluminescence. C’est l’un des organismes planctoniques les plus visibles à l’œil nu (jusqu’à 2 mm), responsable du phénomène appelé sea sparkle.
    29. Noctiluques : Les “noctiluques” désignent simplement les organismes du genre Noctiluca, en particulier Noctiluca scintillans (anciennement N. miliaris), un dinoflagellé marin bioluminescent responsable du phénomène spectaculaire appelé sea sparkle. Les sources confirment que Noctiluca est un organisme gélatineux, 1–2 mm, produisant des flashs bleu‑vert lorsqu’il est stimulé mécaniquement, et qu’il peut former des marées rouges parfois nuisibles.
    30. Cyanophycées : Cyanophycées est un terme historique qui désigne les cyanobactéries, autrefois appelées algues bleues ou algues bleu‑vert. Aujourd’hui, la classification officielle les place dans le phylum Cyanobacteriota, au sein du domaine Bacteria, et la classe correspondante validée est Cyanophyceae.
    31. Trichodesmium : Trichodesmium est un genre de cyanobactéries marines filamenteuses, célèbre pour ses blooms visibles à l’œil nu (“sea sawdust”), sa fixation massive de l’azote atmosphérique, et son rôle central dans les cycles biogéochimiques océaniques. C’est l’un des organismes les plus importants des eaux tropicales et subtropicales.
    32. Protistes flagellés : Les protistes flagellés sont des protistes unicellulaires (protozoaires ou protophytes) qui se déplacent grâce à un ou plusieurs flagelles. Ils constituent l’un des grands groupes fonctionnels des protistes, étudiés à la fois par les botanistes (formes photosynthétiques) et les zoologistes (formes animales). Les sources scientifiques confirment leur définition, leur organisation et leur classification.
    33. Coccolithophorides : Les coccolithophorides (ou coccolithophores) sont des microalgues marines unicellulaires appartenant aux Haptophytes, caractérisées par une enveloppe de plaques calcaires appelées coccolithes. Elles jouent un rôle majeur dans la production primaire marine, la calcification océanique, et le cycle du carbone.
    34. Silicoflagellés : Les Silicoflagellés sont des microalgues unicellulaires marines appartenant aux Dictyochophyceae, remarquables par leur squelette interne en silice, souvent en forme d’étoile ou de structure géométrique complexe. Ils constituent un groupe clé du phytoplancton et un excellent outil en paléontologie grâce à leurs squelettes fossiles.
    35. Chrysophycées : Les Chrysophycées (ou Chrysophyceae) sont une classe d’algues unicellulaires appartenant aux Ochrophyta, caractérisées par leurs pigments dorés (fucoxanthine) et souvent par la production de structures siliceuses (stomatocystes). Elles constituent un groupe majeur du phytoplancton d’eau douce, avec quelques formes marines.
    36. Xanthophycées : Les Xanthophycées (ou Xanthophyceae) sont des algues jaune‑vert appartenant au phylum Ochrophyta. Leur couleur caractéristique provient d’un déficit en fucoxanthine, pigment brun absent chez elles, ce qui les distingue nettement des diatomées et des chrysophycées. Elles regroupent des formes unicellulaires, filamenteuses, coloniales, souvent non flagellées, et jouent un rôle écologique important dans les eaux douces, les sols humides, et parfois les milieux marins.
    37. Coccolithes : Coccolithes = plaques calcaires microscopiques produites par les coccolithophoridés (microalgues marines haptophytes). Ce sont des structures extrêmement élaborées, faites de carbonate de calcium (calcite), formant l’armure externe appelée coccosphère. Les coccolithes sont essentiels en biologie marine, en géologie, et en paléoclimatologie.
    38. Pontosphaera : Pontosphaera est un genre de coccolithophoridés (microalgues marines calcifiantes) appartenant aux Haptophytes, connu pour ses grands coccolithes massifs, souvent utilisés en paléontologie et en biostratigraphie. C’est un genre important dans les nannofossiles calcaires, avec des espèces actuelles et fossiles.
    39. Rhabdosphaera : Rhabdosphaera est un genre de coccolithophoridés (microalgues marines calcifiantes) appartenant aux Haptophytes, connu pour ses coccolithes très élaborés, souvent munis de processus tubulaires ou coniques. C’est un genre important en nannofossiles calcaires, utilisé en biostratigraphie et en paléocéanographie.
    40. Discosphaera : Discosphaera est un genre de coccolithophoridés (microalgues marines calcifiantes) appartenant aux Haptophytes, connu pour ses coccolithes très fins, perforés, en forme de disque, souvent utilisés en biostratigraphie et en paléocéanographie. C’est un genre discret mais morphologiquement très distinct, présent dans les océans modernes et dans les sédiments cénozoïques.
    41. Coccolithus : Coccolithus est l’un des genres les plus importants et les plus emblématiques de coccolithophoridés (microalgues marines calcifiantes). Il est central en biologie marine, paléocéanographie, biostratigraphie, et dans l’étude du cycle du carbone. Ses coccolithes sont parmi les plus grands et les plus robustes du phytoplancton calcifiant moderne.
    42. Silicoflagellés : Les Silicoflagellés sont des microalgues unicellulaires marines appartenant aux Dictyochophyceae, remarquables par leur squelette interne en silice, souvent en forme d’étoile ou de structure géométrique complexe. Ils constituent un groupe clé du phytoplancton et un excellent outil en paléontologie grâce à leurs squelettes fossiles.
    43. Chromatophores : Chromatophores sont des cellules pigmentaires ou réfléchissantes présentes chez de nombreux animaux à sang froid (poissons, amphibiens, reptiles, crustacés, céphalopodes) et même chez certaines bactéries phototrophes. Elles jouent un rôle central dans la coloration, le camouflage, la communication visuelle, et parfois la protection contre les UV. Les chromatophores sont des cellules du tégument contenant des pigments ou des structures réfléchissantes. Elles génèrent la couleur de la peau et des yeux chez les animaux ectothermes, et peuvent changer rapidement d’apparence par migration des pigments ou réorientation de plaques réfléchissantes.
    44. Prymnesium : Prymnesium est un genre d’algues unicellulaires marines appartenant aux Haptophytes, connu pour ses efflorescences toxiques et ses épisodes de mortalité piscicole. C’est l’un des rares coccolithophoridés non calcifiants, et l’un des plus étudiés en raison de ses toxines puissantes (prymnesines).
    45. Phaeocrystis poucheti : Phaeocystis poucheti est une microalgue haptophyte formant des colonies gélatineuses spectaculaires, abondante dans les mers froides (Arctique, mer du Nord, mer de Barents). Elle joue un rôle majeur dans la production primaire, la formation de mousse marine, et le cycle du soufre via la production de DMSP/DMS, influençant même le climat.
    46. Halosphaera viridis : Halosphaera viridis est une microalgue marine pélagique appartenant aux Chlorophytes (algues vertes), remarquable par ses cellules sphériques translucides, sa couleur vert vif, et son rôle dans le phytoplancton océanique des eaux tempérées et tropicales. C’est l’une des rares Chlorophytes strictement planctoniques en pleine mer.
    47. Xanthophycées : Les Xanthophycées (ou Xanthophyceae) sont des algues jaune‑vert du phylum Ochrophyta, appartenant aux straménopiles. Elles se distinguent par une signature pigmentaire unique : absence de fucoxanthine, ce qui les sépare nettement des chrysophycées, diatomées et Phaeophycées. Elles regroupent des formes unicellulaires, filamenteuses, coloniales, et siphonées, souvent en milieux doux, humides, ou subaériens.
    48. Flagellés : Les flagellés ne constituent pas un groupe taxonomique unique, mais un ensemble morphologique d’organismes unicellulaires eucaryotes possédant un ou plusieurs flagelles. Le terme regroupe des lignées très différentes : protistes, microalgues, protozoaires, et même certaines bactéries (flagelles de nature différente).

  

                                

Date de dernière mise à jour : 26/09/2026

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