Clematis armandii - Clématite armandii
(Ranunculaceae)
La clématite d'Armand (Clematis armandii) est une espèce de plante grimpante de la famille des Ranunculaceae, originaire de Chine.
Elle est cultivée dans les jardins pour son feuillage luisant et persistant et sa floraison blanche exceptionnelle.
La Clematis armandii, également connue sous le nom de clématite d'Armand, est une plante grimpante à la belle floraison printanière. Ses fleurs blanches parfumées et persistantes peuvent recouvrir un treillage ou habiller un mur en lui apportant une touche élégante et parfumée.
La clématite armandii est une magnifique espèce de clématite peu courante, au feuillage persistant. Outre son joli feuillage luisant, sa floraison est particulièrement précoce, inondant les lianes de fleurs blanches ou roses selon les variétés, et apportant avec elles un parfum délicieux. C’est une plante vigoureuse, une fois bien installée. Cette renonculacée, originaire des massifs forestiers de Chine fut rapporté en Europe en 1900.
Clematis armandii

Espèce
Clematis armandii
Franch., 1885
Classification phylogénétique
Étymologie et histoire de la nomenclature
Le nom de genre Clematite est un emprunt au latin impérial clematis, -idis « clématite », dérivé du grec klêma κλημα « sarment » (tige sarmenteuse).
L’épithète spécifique armandii a été dédiée à son découvreur Armand David par le botaniste Adrien Franchet spécialiste de la flore asiatique.
Le missionnaire naturaliste Armand David a découvert cette clématite en avril 1869, à Moupin dans une région montagneuse à l’ouest de Chengdu (Chine), appelée actuellement Baoxing, occupée par l’ethnie tibéto-birmane Jiarong[n 1]. Établi quelques mois de 1869 dans le collège de cette mission, le père David y fit une collecte de spécimens de mammifères, d’oiseaux, d’insectes et de plantes tant remarquable par le nombre que la qualité. Selon le dénombrement effectué par Boutan, il a envoyé de cette région du Tibet oriental au Muséum 676 spécimens de plantes, 441 d'oiseaux, 145 de mammifères[1] dont le panda géant.
Au Muséum de Paris, le botaniste Adrien Franchet qui recevait les herbiers du père Armand David, donna une description à la clématite récoltée à Moupin[2] qu’il appela Clematis armandii en hommage au père Armand David.
Description

Folioles vert foncé, coriace et fleurs blanches Clematis armandii
La clématite d’Armand est une liane grimpante qui peut développer des tiges de 6 m de long.
Les feuilles coriaces, persistantes et luisantes sont ternées. Chacune des trois folioles ont un limbe étroitement ovales, lancéolés ou ovales, de 5–16 cm de long sur 1,5-7 cm, coriace, à nervures saillantes en dessous. Le feuillage est persistant. Les pétioles se transforment en vrilles et permettent à la plante de s'accrocher.
L’inflorescence est une cyme à plusieurs fleurs, provenant de bourgeons axillaires de vieilles branches, rarement à l'aisselle des feuilles des branches de l'année en cours; le pédoncule de 0,4 à 8 cm, est pubérulent ou glabre. La fleur de 2 à 8 cm de diamètre, comporte 4 sépales pétaloïdes blancs ou rosâtres, étalés. Les 6 à 11 étamines font de 3 à 4,5 mm. Le style est densément villeux (couvert de poils fins). Le parfum des fleurs évoque la fleur d'oranger et la vanille. La floraison a lieu en mars-avril.
Le fruit est un akène, surmontés d'une aigrette plumeuse (le style persistant, plumeux blanc).
Ses longues lianes peuvent atteindre jusqu’à 8 m de long. Fines et vertes aux extrémités, elles s’épaississent et se lignifient en vieillissant, couvertes d’une écorce fibreuse. Ses grandes feuilles sont opposées, composées de trois folioles de 15 cm de long sur 5 cm de large. Chaque foliole est en forme de lance : large à la base, et s’effilant vers la pointe. Ils ont une tendance à se ranger tous verticalement, offrant un feuillage d’allure structuré du plus bel effet. La croissance des tiges est rapide, les entrenœuds fond 15 cm de long. Les jeunes feuilles sortent colorées de pourpre, fragiles aux vents violent à cette période, puis deviennent à maturité plus coriace, vert foncé, avec un épiderme luisant, prêtes à résister à l’hiver.
Les fleurs sortent tôt en saison, vers fin mars. Les bourgeons à l’aisselle des feuilles de l’année précédente, se gonflent en février, jusqu’à mesurer 3-4 cm. Chacun produit une tige fleurie de plus d’un mètre de long, portant de nombreuses grappes de fleurs. La plante devient rapidement couverte d’une multitude de fleurs blanches, simples, de 5 cm de diamètre. Elles dégagent un parfum que l’on sent à plusieurs mètres.
Cette clématite ne supporte ni la sécheresse, ni les terres gorgées d’eau. Sa préférence va à un terrain frais et bien drainé. Sa croissance vigoureuse, une fois bien installée, réclame une terre riche. Bien qu’elle supporte la mi- ombre, une situation ensoleillée est la garantie d’une floraison abondante. Elle préfère également être abritée des grands vents ou du vent de nord : les premiers abiment ses jeunes feuilles, et le second est capable de geler les boutons de fleurs si précoces, et de gâcher la floraison.
La meilleure situation est une exposition sud, sud-ouest devant un mur ou sur une pergola protégée par une haie. Bien sur le pied doit être maintenu au frais et à l’ombre.
Lorsqu’on a trouvé l’endroit idéal, en novembre on creuse une belle fosse de plantation d’au moins 2 fois la hauteur du pot, et on dispose la motte en position semi-allongée, pour améliorer l’enracinement. Elle est enterrée dans un mélange de terre de jardin et de terreau riche, car n’oublions pas qu’elle provient d’un milieu forestier, où la quantité de matière organique est importante. D’ailleurs dans les années à venir la clématite armandii appréciera qu’on lui apporte du terreau de feuille, voire les feuilles ramassées ailleurs autour de son pied. Ce qui offre de la fraicheur. Le pied doit être ombragé également, avec d’autres plantes par exemple.
La première année, les arrosages au pied sont importants, même parfois en hiver (mais surtout pas lorsqu’il gèle). Quand, la plante montre qu’elle est reprise par une belle croissance, les arrosages deviennent inutiles, sauf L’été dans les régions sèches. On n’arrose jamais sur les feuilles.
Répartition et habitat
La clématite d’Armand pousse en Chine dans les provinces du Fujian, S Gansu, N Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hubei, Hunan, Jiangxi, S Shaanxi, Sichuan, E Xizang, Yunnan, S Zhejiang et dans le Nord du Myanmar.
Elle croît dans les forêts, lisières de forêts, pentes, broussailles, le long des ruisseaux ; de 100 à 2 400 m d'altitude.
Usages
Culture
La plante elle-même a été introduite en Europe par Ernest Henry Wilson en 1900 et fut rapidement reconnue comme une grimpante de première classe. Mais comme son aire de distribution comporte des zones subtropicales, elle n’est pas très rustique et il faut l’installer contre un mur bien exposé.
En horticulture, son feuillage persistant et lustré, et sa floraison précoce (mars) la fait rentrer dans le groupe 1 des clématites. Les fleurs mesurent 5 cm de diamètre, sont étalées, blanches et très parfumées, à anthères crème, regroupées en cymes axillaires.
Taille : 3 à 5 m de haut pour 2 à 3 m de diamètre.
Principale variété : Clematis armandii 'Apple Blossom' aux fleurs blanches teintées de rose, de 4 à 6 cm de diamètre, plus foncées sur la face inférieure des sépales, virant au blanc rosé. Le cultivar 'Apple Blossom' est lui-même originaire de Chine.
Pharmacopée chinoise
La clématite d’Armand, appelée en chinois 小木通 Xiǎomù tōng, est principalement utilisée comme matière médicale.
Saveur : 甘 gan « doux » ;nature 寒 han « froid ».
Fonctions : soulage les muscles, évacue le chaud, diurétique, principalement contre les douleurs articulaires rhumatismales, ecchymoses, œdème.
La clématite d'Armand, Clematis armandii en latin, est une vigoureuse plante grimpante dotée d'un feuillage persistant et luisant d’aspect luxuriant et d'une floraison printanière précoce tout à fait remarquable. Elle démarre dès le mois de mars, ses fleurs sont des étoiles blanches ou teintées de rose au revers chez la variété 'Apple Blossom'. Elles sont regroupées en bouquets et leur parfum, très agréable, rappelle à la fois la fleur d'oranger et l'amande. Cette clématite d'origine chinoise est un peu frileuse, mais elle tolère bien la sécheresse estivale une fois bien établie. Capable de développer des tiges sarmenteuses de huit mètres, elles se plaît sur de vieux murs, des treillages, des grillages mais aussi dans les arbres qui lui servent de support naturel. Comme elle ne s'accroche pas d'elle-même, il sera nécessaire de la palisser.
Plantez les clématites d'Armand dans les régions aux hivers peu rigoureux. Installez-les dans un sol profond, souple, drainé, même à tendance argileuse ou calcaire. Leur rusticité est de l'ordre de -12 à -15°C sur de courtes durées, une fois bien établies et en situation abritée.
Après la floraison hivernale des clématites cireuses, profitez des fleurs étoilées des clématites d’Armand. En effet, elles portent des boutons floraux en fin d’hiver qui s’ouvrent dès les premiers jours du printemps. La floraison est spectaculaire sur des tiges volubiles qui embellissent les supports et délivre un parfum agréable dans les jardins qui sortent de leur repos hivernal.
Les clématites armandii ont la particularité d’offrir de belles feuilles coriaces et brillantes, de forme linéaire, qui persistent toute l’année sur les lianes. Elles prennent une jolie tonalité de bronze en automne. Quant à la floraison précoce, elle est luxuriante. En effet, les grappes de fleurs étoilées blanches ou légèrement rosées s’ouvrent dès la fin janvier si l’hiver est doux et s’échelonnent jusqu’à avril. Les fleurs exhalent un parfum doux fruité, proche de l’oranger ou de la vanille, très apprécié par les jardiniers mais aussi des insectes pollinisateurs. Les lianes grimpantes et vigoureuses partent rapidement à l’assaut des divers supports sur plusieurs mètres de hauteur. Elles ont tendance à s’agripper naturellement si vous leur offrez un support (grillage, treillage, pergola, etc.) mais vous pouvez aussi la palisser en lui imposant une forme. Cultivez-la dans toute la France en prenant soin de protéger le pied en hiver car ces clématites sont frileuses en dessous de -10°C.
Ces plantes grimpantes sont originaires de Chine ou le père Armand David, missionnaire et botaniste au XIXe siècle, les rapportent pour les cultiver. Comme les passiflores, les glycines, les bignones ou les chèvrefeuilles, les clématites font partie des plantes grimpantes cultivées en nombre dans les jardins. Les clématites armandii séduisent avec leur feuillage persistant et lustré de couleur verte qui se teinte de pourpre en hiver et leur floraison exceptionnelle.
Voici quelques variétés à découvrir :
- La clématite armandii Apple Blossom : boutons rose vif et ses fleurs étoilées blanches ont la particularité d’avoir le reflet rose ;
- La clématite armandii Hendersonii Rubra : fleurs d’un rose pâle avec des pédoncules rouge pourpre, très parfumées ;
- La clématite armandii Little White Charm : petites fleurs entre blanc et crème ;
- La clématite armandii Snowdrift : grandes fleurs blanches et odorantes ;
- La clématite armandii Enham Star : fleurs blanches au parfum envoûtant.
La plantation peut avoir lieu au printemps ou en automne en évitant les périodes de fortes chaleurs ou de froid. Elles vont pouvoir ainsi s’acclimater doucement. Choisissez bien l’emplacement et travaillez la terre en profondeur. Le jour de la plantation :
- Faites tremper le pot dans une bassine d’eau pour faciliter le retrait ;
- Creusez un trou plus gros que la motte ;
- Posez une couche de drainage dans le fond du trou (graviers, cailloux ou sable) ;
- Préparez un mélange de terre de jardin (1/3) , de compost (1/3) et de terreau horticole (1/3) ;
- Placez la motte légèrement inclinée au support, au centre du trou ;
- Comblez les vides puis tassez en surface ;
- Dessinez une cuvette pour les arrosages ;
- placez une tuile, une vivace ou un paillage pour éviter aux rayons du soleil de cramer le départ des tiges fragile (le pied doit toujours être maintenu à l’ombre) ;
Vous pouvez aussi planter une clématite armandii dans un pot ou autre contenant en veillant au trou et à la couche de drainage. N’hésitez pas à la rempoter si vous la trouvez à l’étroit.
Une fois plantée, n’oubliez surtout pas de placer une tuile en biais sur le pied de la clématite pour lui offrir le soleil sur les tiges et l’ombre sur le pied.
Arrosez bien la première année pour une bonne reprise. Dans l’ensemble, la clématite armandii supporte la sécheresse passagère. Pour une culture en pot, veillez aux arrosages réguliers du printemps à l’automne.








