Dryopteris filix-mas – Fougère mâle - Polystic

Dryopteris filix-mas – Fougère mâle - Polystic

(Dryopteridaceae)

La Fougère mâle (Dryopteris filix-mas) est une fougère de la famille des Dryopteridaceae.

Plante vivace de 40 cm à 1 mètre, à souche très épaisse gazonnante ; feuilles courtement pétiolées, à pétiole et rachis très écailleux, oblongues-lancéolées, très atténuées intérieurement, bipennatiséqué, non glanduleuses ; segments étroitement lancéolés, pennatipartites, à lobes peu ou pas confluents à la base, nombreux, lancéolés, obtus, dentés-crénelés à dents mutiques ; sores assez gros (1 1/2 mm), peu nombreux, toujours distincts, en lignes rapprochées de la nervure médiane et couvrant à peine les 2/3 inférieurs des lobes.

Plante vivace, en touffes.

Feuilles de 30 cm à plus de 1 m ; pétiole écailleux : limbe 2 fois divisé, se réduisant à la base, à rachis peu écailleux et paraissant donc vert ; pinnules dentées sur tout leur pourtour et non pétiolées, celles des pennes inférieures n’étant pas plus grandes que les autres.

Sores ronds, recouverts par une indusie réniforme très recourbées et s’inscrivant pratiquement dans un cercle (aspect caractéristique du genre Dryopteris).

Phénologie : les feuilles se développent au printemps, sporulent en été, puis disparaissent au cours de l’hiver.

Appareil végétatif

Hémicryptophyte cespiteuse, Dryopteris filix-mas présente un port en touffe dont les frondes forment une sorte d'entonnoir arqué autour de la souche courte, épaisse et gazonnante, constituée d'un rhizome écailleux. Elles mesurent de 30 à 120 cm de long. Elles sont peu nombreuses et elles sont divisées (= pennées) deux fois en folioles parfois crénelées et toujours arrondies à leur sommet, confluant peu ou pas vers la base. Le pétiole court et le rachis des frondes portent de nombreuses écailles de couleur rousse.

Cette fougère se distingue de la fougère femelle par ses folioles nettement moins finement découpées. Bien que ses spores engendrent une formation bisexuée, elle a gardé la dénomination de fougère mâle en raison de sa robustesse par rapport à la fougère femelle.

 

Appareil reproducteur

Les sores, ou amas de sporanges, sont assez gros, réniformes (= en forme de rein) et sont protégés par une indusie elle aussi réniforme, qui persiste assez longtemps. Ces sores forment deux lignes rapprochées de la nervure médiane et couvrent à peine les deux tiers supérieurs du limbe. La période de sporulation se déroule de juin à septembre et le mode de dissémination est anémochore.

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Fougère caduque, formant une grande touffe de frondes vert moyen émergeant d'une souche de grands rhizomes.

Non parfumée, Hauteur à maturité 1 m, Largeur à maturité 60 cm, Couleur du feuillage Vert, Type de feuillage Caduc, Port Divergeant,

Voici un genre très étendu de fougères rustiques, bien que l'on y fourre un peu de tout. Leurs frondes moyennes 15 cm à 80 cm sont semi-persistantes à caduques et, selon l'hiver, on les taillera au printemps ou non. Elles sont faciles à cultiver et s'adaptent à toutes les situations de lumière tamisée et de sol humide.

Environ 150 espèces (zones tempérées et tropicales). Feuilles 1-4 pennées, glabres mais parfois glanduleuses. Sores arrondis, à indusie réniforme insérée au bord dans son échancrure (différence avec Polystichum).

Frondes fertiles et stériles semblables, caduques, ovales-lancéolées, 1-pennées, à 25-30 paires de pennes segmentées. Segments oblongs arrondis et dentés.

Une fougère botanique caduque très élégante gracieusement arquées et finement découpées. Pour les zones un peu sombres où elle s'étend lentement au fil du temps en grandes colonies grâce à ses rhizomes rampants. Très rustique, cette espèce apprécie les sols humifères toujours frais.

Le Dryopteris filix-mas est la fougère la plus répandue à travers le monde. Cette espèce botanique est peut-être moins fine que la fougère femelle, mais elle est plus robuste et ne manque pas de prestance. Elle forme une touffe très élégante composée de quelques frondes vert pâle gracieusement arquées et joliment découpées. Sa végétation au port divergeant ne passe pas inaperçue dans les zones un peu sombres du jardin.  A choisir sans hésiter, en climat frais, si votre jardin peut accueillir son superbe volume.

 

Le Dryopteris filix-mas, que l'on appelle couramment fougère mâle, est une espèce appartenant à la grande famille des Dryopteridaceae. Très répandue en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, cette fougère caduque ou semi-persistante vit dans des habitats frais, humides et ombragés, en bordure de haie, aux abords des fossés et dans les sous-bois et forêts de feuillus ou de résineux. La plante forme une touffe peu dense, haute de 1m à 1.20m et large de 80 cm environ. Si sa croissance est assez lente, elle s'étend au fil du temps en grandes colonies grâce à ses rhizomes rampants. Elle est composée de frondes vert pâle divisées deux fois en folioles plus ou moins crénelées mais toujours arrondies à leur sommet. Le pétiole et le rachis (nervure centrale) de chaque fronde sont couverts d'écailles de couleur rousse. Les frondes naissent d'une souche épaisse et écailleuse, depuis un rhizome dressé en couronne. La végétation est caduque à semi-persistante, en fonction de la rigueur de l'hiver.

 

Le Dryopteris filix-mas, peu exigeant sur la nature du sol, est de culture très facile dans tous les lieux ombragés et frais à humide, mais en sol fertile et bien drainé. Pleine d'allure mais solide, elle est faite pour les zones un peu délaissées du jardin, où elle se plaira sous le couvert des arbres. Elle peut être installée aussi non loin d'un point d'eau, en compagnie de Rodgersia, de Sceaux de Salomon ou encore de cierges d'argent. Elle forme de très jolis massifs en sous-bois, placée à côté de l'Astilbe arendsii 'Burgundy Red', d'une fougère au feuillage plumeux comme l'Athyrium filix-femina, ou de pavots bleus de l'Himalaya.

Dryopteris filix-mas

Classification

Règne

Plantae

Sous-règne

Tracheobionta

Division

Pteridophyta

Classe

Filicopsida

Ordre

Polypodiales

Famille

Dryopteridaceae

Genre

Dryopteris

Espèce

Dryopteris filix-mas
(
L.) Schott, 1834

Classification NCBI

Classification NCBI

Règne

Viridiplantae

Embranchement

Streptophyta

Classe

Polypodiopsida

Ordre

Polypodiales

Famille

Dryopteridaceae

Genre

Dryopteris

Étymologie

Le nom scientifique Dryopteris, ou dryoptère en français, vient du grec drus [chêne] et pteris [fougère] et fut attribué par Dioscoride (médecin grec) à des fougères se développant dans les bois de chênes. L'épithète latin filix mas signifie littéralement « fougère mâle ». Cette espèce n'est pas plus masculine que la fougère femelle, Athyrium filix-femina n'est femelle : c'est simplement que la première paraît plus robuste que la seconde, gracile.

Plantations et soins

Parmi les fougères des zones tempérées du monde, la fougère mâle est certainement la plus répandue et aussi, il faut bien le dire, une des plus facile à cultiver. Elle se plante au printemps ou en automne, à l'ombre ou à mi-ombre, dans un sol léger et fertile, ne se desséchant toutefois pas trop en été. Cette plante n'est pas trop exigeante sur la nature du sol ; elle s'adapte en sol argileux, ou limoneux, ou sableux.

Répartition

La fougère mâle est répandue sur tout le territoire sauf près de la méditerranée où elle ne se trouve pratiquement qu’en montagne.

Habitat

Elle habite les sous-bois, les talus, les fossés et les éboulis fixés, à l’ombre ou à découvert, sur silice ou calcaire depuis le niveau de la mer jusqu’à plus de 2000 m d’altitude.

Le nom « Fougère mâle » ne correspond à aucune réalité biologique : chez les fougères, la plante feuillée est toujours asexuée. Ce nom date de Fuchs, médecin-botaniste du XVIe siècle, exprimant ainsi la croyance de l’époque qui, en raison de l’aspect robuste de la plante, la considérait comme « mâle » par opposition à la Fougère femelle, plus fine et délicate. Le rhizome a été utilisé depuis l’Antiquité pour ses propriétés vermifuges. On prête aussi aux feuilles des vertus antiarthritiques et antirhumatismales, mais c’est à considérer avec prudence, car la plante présente une certaine toxicité.

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Répartition géographique et habitat

Espèce cosmopolite sauf en Afrique et en Australie, la Fougère mâle est commune en France, sauf dans les régions du Sud-Ouest et méditerranéennes. Elle se trouve également en montagne jusqu'à 2 000 m environ.

Elle vit dans les stations fraîches, humides et ombragées. En altitude, elle recherche l'humidité atmosphérique. On la rencontre sur les bordures de haies, les abords de fossés, les talus ombragés et frais et sous les couverts forestiers, aussi bien de feuillus et de résineux.

Cette fougère est peu exigeante au niveau de la composition du sol : sableux, argileux ou limoneux (nécessité tout de même d'une humidité suffisante).

Utilisations

On utilisait autrefois, pour soigner, le rhizome, les frondes et les crosses mais leurs propriétés médicinales se révèlent inconstantes et parfois dangereuses car ils contiennent des triterpènes et de la filicine. Dans les années 1990, plusieurs clients d'un restaurant canadien ayant consommé des jeunes pousses ont dû être hospitalisés. La filicine est un irritant intestinal et attaque le système nerveux central, pouvant induire une cécité voire une paralysie respiratoire ou circulatoire (une personne est morte à la suite d'un usage médicinal du rhizome de cette fougère)

Médecine traditionnelle : Le rhizome, récoltable toute l'année, fut employé dès l'Antiquité comme vermifuge sous forme de décoction ou d'extrait éthéré, notamment contre le ver solitaire chez l'homme et contre la douve chez le mouton. Cependant, il contient de la thiaminase responsable d'empoisonnement de chevaux[5]. Les frondes, pour leurs propriétés calmantes, étaient appliquées sur les rhumatismes pour calmer la douleur. Mélangées avec du sel, elles avaient des vertus anti-inflammatoires.

Colorant : La présence de tanins condensés et de flavonoïdes dans le rhizome en a fait de bons ingrédients colorants en teinture, pour l’obtention de couleurs variant du brun doré au gris foncé.

Aliment : Selon l'ethnobotaniste François Couplan, durant les famines du XVIIe siècle en Europe, le rhizome séché et pulvérisé servait à faire du pain. Il était encore récemment consommé en Bosnie ou au Québec (après cuisson). En Sibérie, ce rhizome bouilli dans la bière lui donnait un parfum de framboise.

Literies, bouquets : Cette plante était utilisée pour confectionner des matelas ou mises dans les oreillers, apportant une bonne odeur, et éloignant les puces ; selon une étude ethnobotanique et du patois local, faite par Françoise et Grégoire Nicollier à Bagnes (France) et publiée en 1984, des fougères (fougères mâles et femelles) étaient autrefois en bouquets disposés dans les pièces des maisons pour en éloigner les mouches.

Folklore : Il existait également une tradition folklorique de récolte de cette fougère par des jeunes filles à la veille de la fête de la Saint-Jean pour faire tomber amoureux l'homme qu'elles aimaient. Selon la pensée magique sous-tendant cette tradition, la fougère « fleurissait et fructifiait » juste à minuit de cette veille-là et celui qui la récoltait alors devenait riche et heureux.12459

Détail des sores de Dryopteris filix-mas.12460

Belle feuille déroulée d'un Dryopteris filix-mas.

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Date de dernière mise à jour : 24/02/2026

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