Durandiella pseudotsugae.

Durandiella pseudotsugae

(Dermateaceae)

Durandiella pseudotsugae est un pathogène végétal qui cause le cancre Dime dans les sapins de Douglas.

Durandiella pseudotsugae

Classification scientifique

Royaume :

Champignons

Division :

Ascomycota

Classe :

Léotiomycètes

Commande :

Catégorie: Hélotiale

Famille :

Dermatéacés

Genre :

Durandiella

Espèce :

D.  pseudotsugae

Nom binomial

Durandiella pseudotsugae

A. Funk, (1962)

Durandiella pseudotsugae — Description scientifique détaillée

1. Morphologie (macro + micro)

Apothécies (forme sexuée)

  • Très petites : 0,2–0,6 mm de diamètre
  • Forme : discoïde à subglobuleuse, légèrement déprimée au centre
  • Couleur : brun foncé à noir, parfois brun rougeâtre
  • Surface : lisse, brillante à humide
  • Implantation : erumpente sur l’écorce de rameaux affaiblis
  • Disposition : souvent groupées en petits amas

Conidiomes (forme asexuée)

  • Petits acervules subépiphytes
  • Couleur : blanchâtre à crème
  • Exsudat : masses mucilagineuses contenant les conidies

Microscopie

  • Asci : cylindriques, 8-spores
  • Ascospores :
    • Taille : 10–16 × 3–4 µm
    • Forme : ellipsoïdes à fusiformes
    • Cloisons : 0–1 septum
    • Couleur : hyalines
  • Conidies (forme asexuée) :
    • Taille : 6–10 × 1–2 µm
    • Forme : filiformes, légèrement courbées
    • Hyalines, non septées
  • Paraphyses : filiformes, légèrement élargies à l’apex

APOTHÉCIE

 ● 0,3–0,5 mm

 ● noire, discoïde

 ─ écorce de rameau de Douglas

ASCOSPORE

  ellipsoïde, hyaline, 0–1 septum

CONIDIE

 — filiforme, hyaline

2. Cycle biologique

Survie

  • Le champignon persiste dans les cankers et tissus nécrosés du phloème.
  • Mycélium latent dans les rameaux affaiblis.

Infection

  • Principalement via blessures, stress hydrique, gel, dommages mécaniques.
  • Conidies disséminées par pluie, éclaboussures, vent faible.

Développement

  • Colonisation lente du phloème et du cambium.
  • Formation de petites nécroses elliptiques.
  • Apparition d’apothécies en fin d’été–automne.

Cycle résumé

Hiver : survie dans cankers

Printemps : conidies → infection

Été : colonisation phloème/cambium

Automne : apothécies → ascospores

3. Symptômes sur Douglas

Externes

  • Dépérissement de petits rameaux
  • Aiguilles jaunissantes puis brunes
  • Petits cankers elliptiques sur rameaux
  • Écorce légèrement enfoncée ou fissurée
  • Apothécies noires visibles en fin de saison

Internes

  • Nécrose du phloème : brun rouge à brun foncé
  • Progression lente, souvent limitée à de petits segments
  • Hyphes visibles en coupe longitudinale

Signes du pathogène

  • Apothécies noires, très petites
  • Conidiomes blanchâtres
  • Mycélium brunâtre dans les tissus nécrosés

4. Diagnostic différentiel

À distinguer de :

  • Dermea pseudotsugae (plus agressif, apothécies plus grandes)
  • Cytospora kunzei (cankers plus étendus, exsudats orangés)
  • Durandiella spp. proches (morphologie des ascospores)

Points clés pour Durandiella pseudotsugae :

  • Apothécies minuscules (< 0,6 mm)
  • Ascospores courtes, 0–1 septum
  • Cankers petits, discrets
  • Pathogène faiblement agressif, opportuniste

Résumé rapide

  • Durandiella pseudotsugae est un champignon opportuniste du Douglas, provoquant de petits cankers et un dépérissement mineur des rameaux.
  • Les apothécies noires, très petites, et les ascospores hyalines à 0–1 septum sont les meilleurs critères diagnostiques.
  • Pathogène généralement secondaire, associé à des stress abiotiques.

Durandiella pseudotsugae — Planche scientifique illustrée complète

1. Hôte & contexte écologique

  • Hôte principal : Pseudotsuga menziesii (Douglas)
  • Organe touché : rameaux fins, jeunes branches
  • Type de maladie : petit chancre opportuniste
  • Contexte favorisant : stress hydrique, gel, blessures, dépérissement localisé

2. Morphologie & microstructures (illustration textuelle)

Apothécies (forme sexuée)

      APOTHÉCIE (0,3–0,6 mm)

      ● noire, discoïde

      ● légèrement déprimée au centre

      ● erumpente sur l’écorce

      ● groupée en petits amas

Ascospores

      ASCOSPORE (10–16 × 3–4 µm)

      ellipsoïde à fusiforme

      hyaline

      0–1 septum

Conidiomes (forme asexuée)

      ACERVULE

      ○ blanchâtre, subépiphyte

      ○ masses mucilagineuses de conidies

Conidies

      CONIDIE (6–10 × 1–2 µm)

      — filiforme, légèrement courbée

      — hyaline, non septée

Paraphyses

      PARAPHYSE

      │ filiforme

      │ apex légèrement élargi

3. Cycle biologique (schéma illustré)

Cycle complet

HIVER

  Survie dans petits chancres

  Mycélium latent dans phloème nécrosé

PRINTEMPS

  Conidies disséminées par pluie

  Infection via blessures, stress

ÉTÉ

  Colonisation lente du phloème/cambium

  Dépérissement de rameaux

  Formation de nécroses elliptiques

AUTOMNE

  Apothécies noires sur rameaux

  Libération d’ascospores

Schéma synthétique

SURVIE → CONIDIES → INFECTION → NÉCROSE → APOTHÉCIES → ASCOSPORES

4. Symptômes (illustration textuelle)

Externes

RAMEAU

  - aiguilles jaunissantes → brunes

  - dépérissement distal

  - petit chancre elliptique

  - écorce légèrement enfoncée

  - apothécies noires visibles en fin de saison

Internes

COUPE DE RAMEAU

  - phloème brun rouge → brun foncé

  - nécrose localisée, progression lente

  - hyphes brunâtres dans tissus nécrosés

5. Signes du pathogène (diagnostic visuel)

Sur rameau

● apothécies minuscules (< 0,6 mm), noires

● acervules blanchâtres

● chancre discret, elliptique

Au microscope

ASCOSPORES : hyalines, 0–1 septum

CONIDIES : filiformes, non septées

PARAPHYSES : filiformes, apex élargi

6. Diagnostic différentiel (planche comparative)

À distinguer de :

  • Dermea pseudotsugae
    • Apothécies plus grandes
    • Chancre plus étendu
  • Cytospora kunzei
    • Exsudats orangés
    • Nécrose plus agressive
  • Autres Durandiella spp.
    • Spores plus longues ou septées

Clés pour Durandiella pseudotsugae

apothécies très petites

ascospores courtes, 0–1 septum

chancre discret, lent

pathogène opportuniste

7. Synthèse visuelle (version “planche”)

[HÔTE] Douglas — rameaux fins

[MORPHOLOGIE]

  Apothécies noires (0,3–0,6 mm)

  Ascospores hyalines (10–16 × 3–4 µm)

  Conidies filiformes (6–10 × 1–2 µm)

[CYCLE]

  Hiver : survie dans chancres

  Printemps : conidies → infection

  Été : nécrose phloème/cambium

  Automne : apothécies → ascospores

[SYMPTÔMES]

  Dépérissement de rameaux

  Aiguilles jaunes → brunes

  Chancre elliptique discret

[SIGNES]

  Apothécies noires

  Acervules blanchâtres

  Hyphes brunâtres en coupe

[DIAGNOSTIC]

  Opportuniste

  Cankers petits

  Spores hyalines, 0–1 septum

planche graphique complète de Durandiella pseudotsugae

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Date de dernière mise à jour : 13/09/2026

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