Durandiella pseudotsugae
(Dermateaceae)
Durandiella pseudotsugae est un pathogène végétal qui cause le cancre Dime dans les sapins de Douglas.
Durandiella pseudotsugae — Description scientifique détaillée
1. Morphologie (macro + micro)
Apothécies (forme sexuée)
- Très petites : 0,2–0,6 mm de diamètre
- Forme : discoïde à subglobuleuse, légèrement déprimée au centre
- Couleur : brun foncé à noir, parfois brun rougeâtre
- Surface : lisse, brillante à humide
- Implantation : erumpente sur l’écorce de rameaux affaiblis
- Disposition : souvent groupées en petits amas
Conidiomes (forme asexuée)
- Petits acervules subépiphytes
- Couleur : blanchâtre à crème
- Exsudat : masses mucilagineuses contenant les conidies
Microscopie
- Asci : cylindriques, 8-spores
- Ascospores :
- Taille : 10–16 × 3–4 µm
- Forme : ellipsoïdes à fusiformes
- Cloisons : 0–1 septum
- Couleur : hyalines
- Conidies (forme asexuée) :
- Taille : 6–10 × 1–2 µm
- Forme : filiformes, légèrement courbées
- Hyalines, non septées
- Paraphyses : filiformes, légèrement élargies à l’apex
APOTHÉCIE
● 0,3–0,5 mm
● noire, discoïde
─ écorce de rameau de Douglas
ASCOSPORE
︱ ellipsoïde, hyaline, 0–1 septum
CONIDIE
— filiforme, hyaline
2. Cycle biologique
Survie
- Le champignon persiste dans les cankers et tissus nécrosés du phloème.
- Mycélium latent dans les rameaux affaiblis.
Infection
- Principalement via blessures, stress hydrique, gel, dommages mécaniques.
- Conidies disséminées par pluie, éclaboussures, vent faible.
Développement
- Colonisation lente du phloème et du cambium.
- Formation de petites nécroses elliptiques.
- Apparition d’apothécies en fin d’été–automne.
Cycle résumé
Hiver : survie dans cankers
Printemps : conidies → infection
Été : colonisation phloème/cambium
Automne : apothécies → ascospores
3. Symptômes sur Douglas
Externes
- Dépérissement de petits rameaux
- Aiguilles jaunissantes puis brunes
- Petits cankers elliptiques sur rameaux
- Écorce légèrement enfoncée ou fissurée
- Apothécies noires visibles en fin de saison
Internes
- Nécrose du phloème : brun rouge à brun foncé
- Progression lente, souvent limitée à de petits segments
- Hyphes visibles en coupe longitudinale
Signes du pathogène
- Apothécies noires, très petites
- Conidiomes blanchâtres
- Mycélium brunâtre dans les tissus nécrosés
4. Diagnostic différentiel
À distinguer de :
- Dermea pseudotsugae (plus agressif, apothécies plus grandes)
- Cytospora kunzei (cankers plus étendus, exsudats orangés)
- Durandiella spp. proches (morphologie des ascospores)
Points clés pour Durandiella pseudotsugae :
- Apothécies minuscules (< 0,6 mm)
- Ascospores courtes, 0–1 septum
- Cankers petits, discrets
- Pathogène faiblement agressif, opportuniste
Résumé rapide
- Durandiella pseudotsugae est un champignon opportuniste du Douglas, provoquant de petits cankers et un dépérissement mineur des rameaux.
- Les apothécies noires, très petites, et les ascospores hyalines à 0–1 septum sont les meilleurs critères diagnostiques.
- Pathogène généralement secondaire, associé à des stress abiotiques.
Durandiella pseudotsugae — Planche scientifique illustrée complète
1. Hôte & contexte écologique
- Hôte principal : Pseudotsuga menziesii (Douglas)
- Organe touché : rameaux fins, jeunes branches
- Type de maladie : petit chancre opportuniste
- Contexte favorisant : stress hydrique, gel, blessures, dépérissement localisé
2. Morphologie & microstructures (illustration textuelle)
Apothécies (forme sexuée)
APOTHÉCIE (0,3–0,6 mm)
● noire, discoïde
● légèrement déprimée au centre
● erumpente sur l’écorce
● groupée en petits amas
Ascospores
ASCOSPORE (10–16 × 3–4 µm)
︱ ellipsoïde à fusiforme
︱ hyaline
︱ 0–1 septum
Conidiomes (forme asexuée)
ACERVULE
○ blanchâtre, subépiphyte
○ masses mucilagineuses de conidies
Conidies
CONIDIE (6–10 × 1–2 µm)
— filiforme, légèrement courbée
— hyaline, non septée
Paraphyses
PARAPHYSE
│ filiforme
│ apex légèrement élargi
3. Cycle biologique (schéma illustré)
Cycle complet
HIVER
Survie dans petits chancres
Mycélium latent dans phloème nécrosé
PRINTEMPS
Conidies disséminées par pluie
Infection via blessures, stress
ÉTÉ
Colonisation lente du phloème/cambium
Dépérissement de rameaux
Formation de nécroses elliptiques
AUTOMNE
Apothécies noires sur rameaux
Libération d’ascospores
Schéma synthétique
SURVIE → CONIDIES → INFECTION → NÉCROSE → APOTHÉCIES → ASCOSPORES
4. Symptômes (illustration textuelle)
Externes
RAMEAU
- aiguilles jaunissantes → brunes
- dépérissement distal
- petit chancre elliptique
- écorce légèrement enfoncée
- apothécies noires visibles en fin de saison
Internes
COUPE DE RAMEAU
- phloème brun rouge → brun foncé
- nécrose localisée, progression lente
- hyphes brunâtres dans tissus nécrosés
5. Signes du pathogène (diagnostic visuel)
Sur rameau
● apothécies minuscules (< 0,6 mm), noires
● acervules blanchâtres
● chancre discret, elliptique
Au microscope
ASCOSPORES : hyalines, 0–1 septum
CONIDIES : filiformes, non septées
PARAPHYSES : filiformes, apex élargi
6. Diagnostic différentiel (planche comparative)
À distinguer de :
- Dermea pseudotsugae
- Apothécies plus grandes
- Chancre plus étendu
- Cytospora kunzei
- Exsudats orangés
- Nécrose plus agressive
- Autres Durandiella spp.
- Spores plus longues ou septées
Clés pour Durandiella pseudotsugae
✔ apothécies très petites
✔ ascospores courtes, 0–1 septum
✔ chancre discret, lent
✔ pathogène opportuniste
7. Synthèse visuelle (version “planche”)
[HÔTE] Douglas — rameaux fins
[MORPHOLOGIE]
Apothécies noires (0,3–0,6 mm)
Ascospores hyalines (10–16 × 3–4 µm)
Conidies filiformes (6–10 × 1–2 µm)
[CYCLE]
Hiver : survie dans chancres
Printemps : conidies → infection
Été : nécrose phloème/cambium
Automne : apothécies → ascospores
[SYMPTÔMES]
Dépérissement de rameaux
Aiguilles jaunes → brunes
Chancre elliptique discret
[SIGNES]
Apothécies noires
Acervules blanchâtres
Hyphes brunâtres en coupe
[DIAGNOSTIC]
Opportuniste
Cankers petits
Spores hyalines, 0–1 septum
planche graphique complète de Durandiella pseudotsugae
