Définition des plantes cryptogamiques.

Définition des plantes cryptogamiques

Une maladie cryptogamique, ou maladie fongique, est une maladie causée à une plante par un champignon ou un autre organisme filamenteux (cas des Oomycetes) parasite. Lorsque c'est un animal qui est atteint, on parle plutôt de mycose. L'étude des champignons est la mycologie, et la mycologie végétale est une branche de la pathologie végétale.

Une plante cryptogame est une plante sans fleurs ni graines visibles, qui se reproduit par spores. C’est l’opposé des plantes phanérogames (plantes à fleurs). Le terme vient du grec kryptos (« caché ») et gamos (« reproduction »), car leurs organes reproducteurs sont discrets ou invisibles à l’œil nu.

Définition de maladie cryptogamique

Historiquement, les champignons ainsi que d'autres organismes filamenteux étaient classés parmi les plantes cryptogames. Ce nom est resté chez les plantes pour les maladies causées par ces organismes. Les différentes formes de maladies cryptogamiques représentent environ 90 % des maladies des végétaux.

Une plante cryptogame est un organisme végétal (au sens large) dont la reproduction ne passe pas par des graines, mais par des spores, des cellules reproductrices ou par division. Historiquement, ce groupe rassemblait des organismes très différents :

  • Mousses (bryophytes)
  • Fougères (ptéridophytes)
  • Algues
  • Lichens
  • Certains champignons

Ces organismes ont été regroupés car leurs structures reproductrices sont cachées ou microscopiques.

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Poire atteinte de tavelure, maladie cryptogamique due à Venturia pyrina.

Évolution générale d'une maladie cryptogamique

Contamination : les spores des champignons se déposent sur les plantes (transportées par le vent par exemple), germent et pénètrent à l'intérieur des tissus. Le champignon passe par les orifices naturels (stomates, lenticelles) ou pénètre par des blessures (notamment celles provoquées par des insectes ou par des tailles de branches), ou encore il est capable de traverser la cuticule.

Période d'incubation : le champignon se ramifie et envahit les cellules des tissus ou les espaces intercellulaires.

Apparition et développement des symptômes, accompagnés de la fructification du champignon.

La plante attaquée peut dépérir (nécrose des tissus, détournement de la sève, obstruction des vaisseaux…).

Les produits utilisés pour lutter contre les maladies cryptogamiques sont appelés fongicides.

Caractéristiques essentielles

  • Pas de fleurs, pas de graines, pas de fruits
  • Reproduction par spores, souvent en très grand nombre
  • Organes reproducteurs discrets (sorie des fougères, sporanges des mousses…)
  • Besoin élevé en humidité : beaucoup de cryptogames vivent dans des milieux ombragés, humides ou aquatiques
  • Cycle de vie complexe, parfois alternance reproduction sexuée / asexuée

À ne pas confondre

  • Plante cryptogame = organisme végétal sans fleurs, à spores.
  • Maladie cryptogamique = maladie causée par un champignon parasite (mildiou, oïdium, rouille…). Le mot est le même, mais le sens est différent.

PLANCHE ILLUSTRÉE — PLANTES CRYPTOGAMES

Morphologie – Cycle – Spores – Exemples représentatifs

1. Définition générale

Organismes végétaux sans fleurs ni graines, se reproduisant par spores. Groupes concernés : mousses (bryophytes), fougères (ptéridophytes), lichens, algues, champignons (au sens ancien).

2. Morphologie générale (schéma à illustrer)

A. Mousses (Bryophytes)

  • Gamétophyte dominant : tiges feuillées, rhizoïdes.
  • Sporophyte fixé : capsule + soie.
  • Microstructures :
    • Sporange (capsule)
    • Opercule
    • Péristome (dents hygroscopiques)

B. Fougères (Ptéridophytes)

  • Frondes : limbe + rachis.
  • Sori : amas de sporanges sous la fronde.
  • Microstructures :
    • Sporange avec anneau mécanique
    • Indusie (parfois)

C. Lichens

  • Symbiose champignon + algue/cyanobactérie.
  • Thalle : crustacé, foliacé ou fruticuleux.
  • Microstructures :
    • Apothécies (disques)
    • Ascospores
    • Hyphes

3. Cycle de reproduction (schéma conseillé)

A. Cycle des mousses (bryophytes)

  1. Gamétophyte (n) produit gamètes.
  2. Fécondation → sporophyte (2n).
  3. Capsule → spores (n).
  4. Germination → protonéma → nouveau gamétophyte.

B. Cycle des fougères (ptéridophytes)

  1. Sporophyte (2n) dominant → spores via méiose.
  2. Spore → prothalle (gamétophyte).
  3. Gamètes → fécondation → nouveau sporophyte.

C. Cycle des lichens

  • Reproduction végétative : sorédies, isidies.
  • Reproduction sexuée (champignon) : ascospores → colonisation d’une algue → nouveau thalle.

4. Spores (formes, structures, exemples)

A. Bryophytes

  • Spores unicellulaires, petites (10–20 µm).
  • Parois simples, souvent lisses.

B. Fougères

  • Spores triletes (marque en Y), 30–60 µm.
  • Ornementation variable (réticulée, granuleuse).

C. Lichens / champignons associés

  • Ascospores : elliptiques, septées ou non.
  • Conidies (si reproduction asexuée du champignon associé).

5. Écologie et habitats

  • Milieux humides, ombragés, forestiers.
  • Forte dépendance à l’eau pour la fécondation (mousses, fougères).
  • Lichens : milieux extrêmes (roches, troncs, haute montagne).

6. Exemples représentatifs

Mousses

  • Polytrichum commune
  • Bryum argenteum

Fougères

  • Dryopteris filix-mas
  • Pteridium aquilinum

Lichens

  • Xanthoria parietina
  • Cladonia rangiferina

7. Microstructures (planche détaillée)

À dessiner en encarts :

  • Sporange de fougère : anneau mécanique + ouverture.
  • Sori : indusie, sporanges.
  • Capsule de mousse : opercule, péristome.
  • Apothécie de lichen : hyménium, asques, ascospores.
  • Spore trilete : marque en Y.

8. Proposition de mise en page (style phytopathologie)

Bloc 1 — Vue d’ensemble

  • Silhouettes : mousse, fougère, lichen.
  • Encarts : spores comparées.

Bloc 2 — Cycles

  • Trois cycles simplifiés côte à côte.
  • Flèches colorées : phase haploïde / diploïde.

Bloc 3 — Microstructures

  • Détails en macro + légendes fines.

Bloc 4 — Écologie

  • Carte ou pictogrammes : humidité, ombre, substrat.

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Exemples de maladies cryptogamiques

En 2012, dans la revue Molecular Plant Pathology, 495 phytopathologues ont établi une liste des dix espèces ou genres de champignons les plus importants du point de vue scientifique et économique.

  1. Magnaporthe oryzae
  2. Botrytis cinerea
  3. Puccinia spp.
  4. Fusarium graminearum
  5. Fusarium oxysporum
  6. Blumeria graminis
  7. Mycosphaerella graminicola
  8. Colletotrichum spp.
  9. Ustilago maydis
  10. Melampsora lini

Date de dernière mise à jour : 13/09/2026

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