Dryopteris affinis subsp. Borreri – Dryoptéris écailleux sous-espèce de Borrer
Dryopteridaceae
Répartition et écologie
• Présente en Europe occidentale et sud‑ouest de l’Europe, absente du nord et de l’est.
• Très fréquente dans les îles Britanniques et l’ouest de la France.
• Aime les sous‑bois humides, les sols acides à peu calcaires, et les régions à forte pluviométrie.
• En Méditerranée et dans le Caucase, elle n’apparaît qu’en altitude.
• Le document précise : « Elle se plaît surtout dans les régions à pluviométrie suffisamment abondante… et croît dans des sous-bois humides. »
Morphologie
• Plante vivace à rhizome court et robuste.
• Frondes bipennées de 60 cm à 1,60 m, souvent persistantes en hiver.
• Pétiole mesurant la moitié du limbe, avec cinq canaux vasculaires ou plus.
• Frondes juvéniles dorées et écailleuses au printemps (« de jolies pousses enroulées couvertes d'écailles dorées »).
• Frondes adultes :
• Vert clair,
• Semi‑persistantes à persistantes,
• Rachis et pétiole très écailleux, brun‑doré,
• Limbe coriace et luisant,
• Pinnules peu dentées,
• Tache noire à la base des pennes (critère clé de détermination).
Reproduction
• Spores produites de juin à septembre.
• Sores ronds avec indusie réniforme, épaisse et persistante.
? Sous‑espèces mentionnées
• Dryopteris affinis subsp. affinis — diploïde
• subsp. borreri — triploïde
• subsp. cambrensis — triploïde
• subsp. Pseudodisjuncta
Le document souligne la complexité du groupe :
« Plusieurs sous-espèces… génétiquement distinctes, mais parfois difficile à identifier sur le terrain. »
Habitat
• Sous‑bois frais, humides, terrains siliceux, jusqu’à 1800 m d’altitude.
• Localisée mais présente sur le quasi‑totalité du territoire français, sauf bordure méditerranéenne.
Ils sont semblables à ceux de la sous-espèce affinis. Cependant, une moindre exigence envers le degré d’humidité atmosphérique en fait la sous-espèce la plus répandue : elle n’est pas rare en Bretagne en Normandie, dans le Nord de la France, les Vosges, le Massif central, les Alpes du Nord et les Pyrénées.
Risques de confusion
• Principalement avec la Fougère mâle (Dryopteris filix‑mas).
• Critère déterminant : tache noire au point de fixation des pennes.
Intérêt ornemental
• Fougère robuste, rustique, prolifique, idéale pour ombre dense.
• Forme une touffe majestueuse dépassant 1 m d’envergure.
• Très décorative au printemps grâce aux jeunes frondes dorées.
• Parfaite pour :
• massifs ombragés,
• talus frais,
• murs exposés au nord,
• grandes potées à l’ombre.
Plante d’aspect intermédiaire entre Dryopteris filix-mas et Dryopteris affinis subsp. Affinis.
Se rattache au groupe de Dryopteris affinis par la tache noire sur la face inférieure de la base de l’axe des pennes et par une assez forte densité d’écailles sur le rachis (qui paraît brun et non vert). Ces caractères permettent la distinction par rapport à Dryopteris filix-mas.
Se différencie de la sous-espèce affinis par le limbe mat et plus souple, par les pennes basales souvent légèrement dissymétriques et à pinnules fréquemment lobées (elles sont entières ou presque dans la sous-espèce affinis), par des indusies plus fines et se recroquevillant dès la maturité, et par une moindre densité d’écailles sur le pétiole.
Sous-espèce voisine
Le Dryoptéris écailleux sous espèces du Pays de Galles (Dryopteris affinis subsp. Cambrensis Fraser-jenk, est la troisième sous-espèce importante. Elle rappelle la subsp. Affinis par le limbe luisant et coriace, ainsi que par la forte densité d’écailles sur le pétiole et le rachis. Mais elle s’en distingue par les pinnules fortement dentées sur les pennes moyennes (les pinnules ne sont qu’à peine dentées dans la subsp. Affinis), par un recouvrement du rachis dû au rapprochement des premières pinnules des pennes opposées, et par les pennes basales courtes, à pinnules plus ou moins lobées.
C’est une plante plutôt montagnarde, poussant le plus souvent à découvert parmi les blocs rocheux, en terrains siliceux et jusque vers 2000 m d’altitude. Elle est surtout présente dans les Alpes et les montagnes de Corse, plus localisée dans le Massif central, l’est des Pyrénées et les Vosges.
La grande complexité du groupe Dryopteris affinis est liée au mode de reproduction particulier de ces plantes, l’apogamie : il n’y a pas de fécondation, les jeunes plantes naissent par simple bourgeonnement sur le prothalle. Ainsi, en l’absence de brassage génétique, toutes les variations morphologiques se maintiennent, masquant les discontinuités déjà ténues entre les diverses entités.







