CANDOLLE AUGUSTIN PYRAMUS DE

CANDOLLE AUGUSTIN PYRAMUS DE

Augustin-Pyramus de Candolle (1778-1841)

Augustin-Pyramus de Candolle ou Augustin Pyramus de Candolle né le 4 février 1778 à Genève et mort le 9 septembre 1841 dans la même ville, est un botaniste suisse.

Augustin-Pyramus de Candolle fut l'un des fondateurs de la géographie botanique en tant que discipline scientifique. Il fut également un descripteur et classificateur du monde végétal. Dans le cadre de ses travaux horticoles, il identifia comment se répartissaient quantitativement les caractères de la descendance chez le hêtre pourpre, devançant largement Gregor Mendel sur cette loi génétique de répartition des caractères, bien que limité par le temps de génération de son modèle, de 60 à 80 ans (contre moins d'un an pour le pois de Mendel).

Il est le père d'Alphonse Pyrame de Candolle, lui aussi botaniste.

Augustin-Pyramus de Candolle est l'un des plus grands botanistes suisses du XIXᵉ siècle. Né à Genève le 4 février 1778 et décédé dans la même ville le 9 septembre 1841, il est considéré comme l'un des fondateurs de la taxonomie botanique moderne et de la phytogéographie (étude de la répartition des végétaux sur Terre).

Augustin-Pyramus de Candolle

Augustin pyramus de candolle 1778 1841

Fonctions

Recteur de l'académie de Montpellier

1815

Victor de Bonald (en)

Dominique Blanquet du Chayla (d)

Professeur
Université de Montpellier (
d)
Montpellier

1807-1816

Biographie

Naissance

4 février 1778
Genève (République de Genève)

Décès

9 septembre 1841 (à 63 ans)
Genève

Sépulture

Cimetière des Rois

Nationalités

République de Genève (jusqu'en 1798)
française (1798-1813)
République de Genève (1813-1815)
suisse (à partir de 1815)

Formation

Université de Paris
Université de Genève

Activités

Botaniste, naturaliste, collectionneur de plantes, zoologiste, professeur, collectionneur scientifique

Père

Augustin de Candolle (d)

Mère

Louise Eléonore Brière (d)

Conjoint

Anne Françoise de Candolle née Torras (d) (à partir de 1802)

Enfant

Alphonse Pyrame de Candolle

Autres informations

A travaillé pour

Université de Genève
Université de Montpellier (
d)

Membre de

Académie des sciences de Turin (1805)
Académie Léopoldine (1818)
Royal Society (1822)
Académie des sciences de Saint-Pétersbourg (1835)
Académie royale néerlandaise des arts et des sciences
Académie de Stanislas

Influencé par

Jean-Baptiste de Lamarck, Georges Cuvier, Jean-Pierre Vaucher

Distinctions

Membre étranger de la Royal Society (1822)
Médaille royale

Abréviation en botanique

DC.

Blason 1

Blason.

Œuvres principales

Classification de Candolle, Plantarum historia succulentarum (d), Jardin Botanique de Genève, Théorie élémentaire de la botanique (d)

Plaque commemorative

Plaque commémorative.

Vue de la sepulture

Vue de la sépulture.

Biographie

 Étudie la médecine à Paris mais se passionne rapidement pour la botanique.

 Travaille aux côtés de grands naturalistes tels que Georges Cuvier et Jean-Baptiste Lamarck.

 Professeur de botanique à l'Université de Montpellier de 1808 à 1816.

 De retour à Genève, il fonde le Jardin botanique de Genève et participe à la création du Musée d'Histoire naturelle.

Augustin-Pyramus de Candolle descend d'une ancienne famille de la noblesse de Provence, dont la branche cadette subsistait alors encore à Marseille. Son chef, le marquis de Candolle, était consul à Nice en 1823.

Augustin pyrame de candolle medaillon par david d angers

Augustin Pyrame de Candolle, médaillon par David d'Angers.

Fuyant les persécutions religieuses du XVIe siècle, la branche calviniste de la famille s'expatrie. L'ancêtre, Pyramus de Candolle, après s'être converti au protestantisme, se réfugie en 1591 à Genève auprès de son oncle Bernardin de Candolle, qui avait été reçu bourgeois en 1555 et membre du Conseil des Deux-Cents en 1562. Pour services rendus, Pyrame de Candolle y est lui aussi reçu bourgeois et élu membre du Deux-Cents ; il fonde à Cologny, puis à Yverdon, l'imprimerie caldorienne qui a publié l'une des premières traductions françaises de Tacite et de Xénophon.

Quant à Augustin-Pyramus, initié à la botanique dès l'âge de 16 ans dans le jardin de la Société d'Histoire naturelle de Genève, il sait tirer parti d'enseignements aussi divers que ceux de Jean-Pierre Vaucher (1763-1841) et Jean Senebier (1742–1809) à Genève, puis de René Desfontaines (1750-1833) et Jean-Baptiste de Lamarck (1744–1829) à Paris, où il étudie la médecine à partir de 1798. Il donne dès 1799 une Plantarum Historia Succulentarum (Histoire des plantes grasses), et en 1802 son Astragalogia, Il aide ensuite Lamarck à refondre la Flore française (1803-1815). Pendant ses études à Paris, il rachète avec le naturaliste neuchâtelois Paul-Louis-Auguste Coulon l'herbier de Charles Louis L'Héritier de Brutelle, Candolle conservant les plantes indigènes et Coulon les plantes exotiques. En 1804, il obtient son titre de docteur en médecine à la Faculté de Paris avec un Essai sur les propriétés médicales des plantes.

Il s'est notamment intéressé à la botanique des dunes. S'étonnant que « les historiens romains, qui nous décrivent la Batavie, ne font nulle part mention des dunes qui auraient dû cependant mériter leur attention », et regrettant qu'on ne puisse les mettre en culture, il décide de se rendre sur place, et il parcourt à pied tout le littoral dunaire, depuis le Nord de la France (en visitant le hameau de Latann, où les pêcheurs ont réussi à faire pousser de l'orge et diverses plantes de potager, des pins et quelques arbres) jusqu'aux Pays-Bas (« depuis Dunkerque jusqu'à l'Isle du Texel ; je n'ai négligé aucune occasion d'examiner les essais qui ont été faits jusques à présent pour fertiliser ces sables. Dans le but de m'éclairer sur la végétation des dunes, j'ai ramassé avec soin les différents végétaux qui y croissent spontanément »). Il tirera de ce voyage une riche information sur la flore dunaire. Le nombre et la diversité des plantes l'incitent à penser qu'une fertilisation des dunes serait possible :

« De Gorter, dans sa Flore des sept Provinces-Unies, indique cent trente espèces de plantes indigènes des dunes. M. J. Kops, secrétaire de la Commission sur les dunes, en a, depuis lors, trouvé cent cinquante-six espèces qui avaient échappé à de Gorter, et dont il a bien voulu me communiquer la liste. Moi-même, enfin, en herborisant dans les dunes, j'y ai rencontré quatre-vingt-cinq plantes qu'on n'y avait pas encore indiquées, d'où l'on voit que le nombre des espèces qu'on sait croître dans les dunes s'élève à trois cent soixante-onze. »

Maison de geneve ou vecurent et travaillerent aussi ses fils petit fils et arriere petit fils tous botanistes

Maison de Genève où vécurent et travaillèrent aussi ses fils, petit-fils et arrière-petit-fils, tous botanistes.

 

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Il reçoit en 1806 la mission de parcourir tout l'Empire pour reconnaître l'état de l'agriculture et publie à son retour, dans les Mémoires de la Société d'agriculture 1807-1813, trois importants rapports sur ce sujet. À la mort de Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807), il obtient la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier. En 1813, il fait paraître sa Théorie élémentaire de la botanique, son chef-d'œuvre : il y enseigne les rapports naturels qu'ont entre elles les diverses parties de la plante et analyse la valeur de chacune de ces parties.

En 1807, il effectue une traversée d'est en ouest des Pyrénées, dans le but de répertorier la flore locale. Il identifie notamment une fleur qui a été depuis nommée en son honneur, l'Orpin de Candolle, Sedum candollei. Cette traversée a été rééditée en 1999 et 2007 pour remettre à jour les données scientifiques acquises.

Persécuté en 1815 pour avoir accepté pendant les Cent-Jours les fonctions de recteur de l'Académie de Montpellier, il se voit obligé par la Restauration de quitter la France et il regagne Genève en 1816. Sa ville, en accord avec le Sénat Académique, lui crée une chaire d'histoire naturelle, avec le premier jardin botanique de la ville, dans le Parc des Bastions, et il est élu membre du conseil souverain (parlement cantonal). Parmi ses étudiants figurent Charles Daubeny (1795-1867), Alphonse de Candolle (1806-1893), Edmond Boissier (1810-1885) et Karl Wilhelm von Nägeli (1817-1891).

Après avoir exposé les principes d'une nouvelle classification botanique dans sa Théorie élémentaire de la botanique, il entreprend en 1818 un travail titanesque : rédiger la description de toutes les plantes connues (tâche dont il reconnaîtra à la fin de sa vie qu'elle était beaucoup trop grosse pour lui). Il en publie deux premières parties (Regni vegetabilis systema naturale, 1818-1821), mais, ne pouvant pas poursuivre ce projet, il le reprend dans un ouvrage abrégé, Prodromus Systematis Naturalis Regni Vegetabilis, continué après sa mort par son fils Alphonse Pyrame de Candolle (1806-1893) puis son petit-fils Casimir de Candolle (1836-1918) (17 vol. in-8o, 1824-1873). Il y travaille jusqu'à sa mort, notamment dans sa villa du bord du lac Léman, où Christian von Steven vint lui rendre visite en 1821. Cet ouvrage immense décrit 58 975 espèces de plantes. Augustin de Candolle a été un mentor pour le botaniste Jean-Louis Berlandier.

On lui doit encore l’Organographie (2 vol. in-8o, 1827) et la Physiologie végétale (3 vol. in-8o, 1832), ainsi que la Théorie élémentaire. Outre ces divers ouvrages, Candolle a produit un grand nombre de mémoires et d'articles détachés, parmi lesquels on remarque ses Expériences relatives à l'influence de la lumière sur les végétaux (1800) et son Essai élémentaire de Géographie botanique (1820), considéré par certains auteurs comme acte fondateur de la biogéographie historique.

La maison de maitre la petite pierriere a pregny ou vecut augustin pyramus de candolle de 1825 a 1841

La maison de maître « La Petite Pierrière», à Pregny, où vécut Augustin-Pyramus de Candolle de 1825 à 1841.

N'ayant jamais adhéré à la possibilité d'une évolution biologique (seule la théorie de Lamarck avait été formulée à l'époque), il s'attache pourtant à découvrir les lois intimes de la morphologie végétale, en suivant les organes des plantes dans leurs transformations, et en formulant des explications aux anomalies qu'il y observe. Il fait triompher définitivement le principe de la méthode naturelle (à qui il faudra encore un siècle et demi pour pleinement atteindre ses objectifs) et met à profit son accès aux collections pour pousser aussi loin que possible la description de nouvelles espèces (à la fin de sa carrière, le nombre d'espèces végétales connues s'élève à 80 000). Candolle était associé étranger de l'Institut de France. Pierre Flourens a prononcé son Éloge à l'Académie des sciences, en 1842.

Il a laissé lui-même des Mémoires sur sa vie, qu'il a selon ses dires commencés à écrire en 1821 et qui seront publiées de manière posthume, en 1862, par son fils. Il est lauréat de la Royal Medal en 1833 pour ses travaux de physiologie végétale.

Augustin de Candolle est enterré au Cimetière des Rois de Genève.

Contributions majeures

1. Créateur de la taxonomie moderne

Dans son ouvrage « Théorie élémentaire de la botanique » (1813), il développe les principes d'une classification naturelle des végétaux fondée sur l'ensemble de leurs caractères morphologiques. Il introduit le terme taxonomie dans son sens scientifique moderne.

2. Le « Prodromus »

Son œuvre monumentale, le Prodromus Systematis Naturalis Regni Vegetabilis, visait à décrire toutes les plantes connues du monde. Commencée en 1824, elle fut poursuivie après sa mort par son fils Alphonse de Candolle.

3. Pionnier de la géographie botanique

Il fut parmi les premiers à étudier scientifiquement les relations entre les végétaux et leur environnement, ouvrant la voie à l'écologie végétale moderne.

Son abréviation botanique

Lorsqu'un nom scientifique est suivi de DC., cela signifie qu'il a été décrit par Augustin-Pyramus de Candolle.

Exemples :

  • Acer monspessulanum L.
  • Cistus albidus L.
  • Senecio viscosus DC.

L'abréviation officielle de botaniste est DC.

Quelques chiffres impressionnants

Selon la Fondation Klorane, De Candolle a :

  • défini 25 familles botaniques ;
  • décrit 519 genres ;
  • décrit environ 5 846 espèces végétales.

Héritage

Avec Linné, Lamarck, Jussieu et plus tard Bentham & Hooker, Augustin-Pyramus de Candolle fait partie des figures majeures ayant façonné la botanique systématique moderne. Son influence se retrouve encore aujourd'hui dans les classifications phylogénétiques actuelles, y compris le système APG.

Si vous le souhaitez, je peux également préparer une fiche botanique complète au format A4 illustrée sur Augustin-Pyramus de Candolle, dans le même style que celles réalisées pour Francis Hallé ou Marc-André Selosse.

Publications

  • (la) Augustin Pyrame de Candolle (vol. 1-7), Alphonse Pyrame de Candolle (vol. 8-17) et al., Prodromus Systematis Naturalis Regni Vegetabilis : sive, enumeratio contracta ordinum generum specierumque plantarum huc usque cognitarum, juxta methodi naturalis normas digesta, Paris, Sumptibus Sociorum Treuttel et Würtz, 1824-1873.
  • Flore française, ou Descriptions succinctes de toutes les plantes qui croissent naturellement en France, Paris, Desray, libraire, 1815.

Hommages

Iconographie

  • 1845 - buste d'Augustin Pyrame de Candolle, par James Pradier, original en bronze placé dans l’ancien jardin botanique, devenu le parc des Bastions. À la suite des travaux du Monument international de la Réformation (dès 1909), une réplique est réalisée car l’original devait être déplacé et se dégradait, la réplique est inaugurée en 1914. L’original se trouverait au Musée d'art et d'histoire. Une réplique en fonte réalisée en 1979/1980 se trouve au Jardin botanique de Genève (Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève - FMAC). Les témoins de 1845, et en particulier la famille de Candolle, affirment que le portrait sculpté n'est en rien ressemblant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 07/11/2026

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