JUSSIEU ANTOINE

JUSSIEU ANTOINE

Antoine de Jussieu (1686-1758)

Antoine de Jussieu né le 6 juillet 1686 à Lyon et mort le 22 avril 1758 à Paris est un botaniste et médecin français. Il a, entre autres, expérimenté l'effet de certaines plantes contre les fièvres.

Naissance : 6 juillet 1686 à Lyon.
Décès : 22 avril 1758 à Paris.
Profession : médecin, botaniste et académicien français.

Antoine de Jussieu appartient à la célèbre famille de botanistes des Jussieu. Il est le frère de Bernard de Jussieu et de Joseph de Jussieu, et l'oncle de Antoine-Laurent de Jussieu, qui développera plus tard la classification naturelle des végétaux.

Antoine de Jussieu (1686-1758)

Antoine de jussieu

Biographie

Naissance

6 juillet 1686
Lyon

Décès

22 avril 1758 (à 71 ans)
Paris

Formation

Faculté de médecine de Montpellier

Activités

Botaniste, enseignant, naturaliste, médecin, collectionneur de plantes

Famille

Famille de Jussieu

Père

Laurent de Jussieu (d)

Fratrie

Christophe de Jussieu (d)
Bernard de Jussieu
Joseph de Jussieu

Parentèle

Antoine-Laurent de Jussieu (neveu)

Autres informations

Membre de

Royal Society
Académie des sciences
Académie royale des sciences de Prusse

Maîtres

Joseph Pitton de Tournefort, Pierre Magnol

Abréviation en botanique

Ant.Juss.

Biographie

Naissance et formation

Antoine, second de seize enfants et frère de Bernard et de Joseph, naît le 8 juillet 1686 à Lyon au 1, rue de l'Enfant qui Pisse et est baptisé le 10 en la paroisse Saint-Pierre Saint-Saturnin. Il est le fils de Laurent de Jussieu, docteur en médecine et maître apothicaire à Lyon, et de Lucie Cousin (qui compose un herbier alors qu'elle est enceinte d'Antoine). Il fait ses premières études au collège des Jésuites de Lyon, où il étudie la théologie et la philosophie et se fait tonsurer à l'âge de 14 ans. Affligé dans son enfance de quelques faiblesses physiques mais tôt passionné par les plantes, il est guéri de ses infirmités par ses longues marches dans la nature à la recherche de spécimens botaniques. Il étend rapidement ses recherches sur les régions voisines du lyonnais, dont la Bresse, le Bugey, le Valromey, le Forez, le Beaujolais et une partie du Dauphiné. Sa collection de plantes devient si vaste déjà, que cherchant un moyen de la classer il s'attache à Goiffon, médecin agrégé au collège de Lyon ; Goiffon profite des courses champêtres de son élève pour se fournir en plantes. Lors de ses courses, Antoine recueille aussi d'autres objets, dont des fossiles.

Il décide d'entreprendre des études à la faculté de médecine de Montpellier, qu'il rejoint à pied pour herboriser en chemin. À Montpellier, il a pour professeurs Pierre Chirac et François Chicoyneau, tous deux successivement premiers médecins du roi, et le botaniste Pierre Magnol. Pendant ses études, il visite très souvent les hôpitaux pour se familiariser avec les différents aspects des maladies ; et il loge chez un médecin qu'il accompagne dans ses visites - souvent à la campagne, et il en profite pour herboriser aussi.
Sa thèse, qui porte sur la nature et le traitement des plaies, est dédiée à Goiffon - et non à son directeur Chirac, mais avec la permission de ce dernier. Il reçoit le bonnet de docteur le 15 décembre 1707. Pour être admis au collège des médecins de Montpellier, il faut avoir exercé dans une ville proche. Il choisit
Trévoux, dans la Dombes (Ain). Mais il n'y reste que peu de temps : il veut rejoindre Tournefort, qui a fait paraître en 1694 son ouvrage majeur : Éléments de botanique ou méthode pour connaître les plantes, présentant une méthode de classification nouvelle destinée à un très grand succès

Antoine part pour Paris en 1708 dans le but de suivre les cours de ce grand botaniste. Mais lorsqu'il arrive à Paris, Tournefort vient d'avoir un accident (le 16 avril), dont il meurt peu après. Désarçonné dans son projet, Antoine part herboriser en Normandie et en Bretagne, principalement sur les côtes maritimes.

Le Jardin du Roi

À son retour de Normandie et Bretagne, sur la foi de quelques conversations qu'il a eues avec Guy Fagon, premier médecin du roi Louis XIV et surintendant du Jardin royal des plantes médicinales, ce dernier lui donne la place fort sollicitée (mais pas par Antoine qui n'a rien demandé) de professeur de botanique au Jardin du roi, qu'avait tenue Tournefort et que Danty d'Isnard, son remplaçant, vient de quitter. Étant ainsi fixé à Paris, Antoine entre à la faculté de médecine de Paris en 1710. Il a 24 ans[11]. Ses démonstrations sont faites en français (une exception à l'époque) et attirent beaucoup de monde.

Chercheur botaniste de l'Académie des Sciences

Antoine de Jussieu est admis à l'Académie des sciences en 1711. En 1716, Fagon lui confie une mission en Espagne et au Portugal afin d'y recueillir des plantes. Antoine demande à son frère Bernard de l'accompagner. À son retour, il fait paraître dans les Mémoires de l'Académie des sciences la relation de son voyage. Il crée une classe à part des plantes pour les champignons et les lichens dans un mémoire présenté en 1728 devant l'Académie royale des sciences.

Il est chargé du cours de matière médicale à Faculté de médecine de Paris. Son enseignement fait l'objet d'une publication posthume en 1772, intitulé le Traité des vertus des plantes. Parallèlement à son activité de botaniste, de Jussieu ne cesse d'exercer la médecine. Cette double spécialité lui permet d'expérimenter l'intérêt de nombreuses espèces comme l'écorce de quassia, une Simarubacées, contre les fièvres.

L'Académie charge Duhamel du Monceau, Louis Lémery et Antoine Jussieu d'expérimenter les propriétés de la racine de senéka (Polygala senega), employée par Tennent avec succès aux États-Unis comme antidote au venin de serpent à sonnette. Antoine étudie les propriétés de la racine de Quassia simaruba ramenée d'Amérique par Pierre Barrère en 1723.

Antoine de Jussieu permet l'introduction du caféier dans les Antilles en 1721. C'est en effet avec les conseils et la guidance de Jussieu et l'aide de Chirac que le capitaine d'infanterie dieppois Gabriel-Mathieu de Clieu prend l'initiative de transporter des plants de café et d'implanter sa culture en Martinique.

Pierre Baux devient son correspondant à l'Académie en 1757.

Il meurt le 22 avril 1758 à Paris.

Contributions scientifiques

  • Professeur de botanique au Jardin du Roi à Paris.
  • A étudié de nombreuses plantes médicinales et exotiques.
  • Membre de l'Académie royale des sciences.
  • A contribué à la diffusion des connaissances botaniques en France au XVIIIᵉ siècle.

Abréviation botanique

L'abréviation utilisée en botanique pour désigner cet auteur est :

Ant.Juss.

Cette abréviation accompagne les noms scientifiques des plantes qu'il a décrites.

Œuvres notables

  • Travaux sur les végétaux exotiques rapportés du Levant.
  • Participation à plusieurs éditions de l'Histoire des plantes de Joseph Pitton de Tournefort.

Portrait

Des portraits gravés d'Antoine de Jussieu existent dans les collections patrimoniales françaises, notamment à la Bibliothèque nationale de France.

Date de dernière mise à jour : 27/10/2026

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